Le Canada, Eldorado du travail?

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Dix-huit employeurs étaient présents, jeudi 8 octobre, au Centre francophone de Toronto afin de présenter leur secteur et de proposer des offres d’emploi bilingues.
 
«Les objectifs de cette foire sont d’aider les candidats à rencontrer des employeurs et vice-versa», explique Marine Hascoet, directrice du service emploi. Pour cette deuxième édition, le domaine financier était majoritairement représenté.

Dix bénévoles participaient au déroulement de la foire d’emploi, coordonnés par Kadi de Carlo, 34 ans, originaire de la Côte d’Ivoire et elle-même bénévole.

«Je vis au Canada depuis deux ans. J’attends ma résidence permanente et cherche un emploi», explique la jeune femme. «Être bénévole au CFT, c’est l’occasion de mettre un pied dans le monde du travail. J’en ai profité pour faire un tour dans la foire et j’ai trouvé des cabinets de placement intéressants.»

Côté employeurs, les retours sont positifs. «Après la première édition, en février, ils étaient satisfaits et nous ont relancés. Ils nous ont dit que nous avions de très bons candidats», explique Gabriela Casineanu, en charge de l’organisation de la foire.

Une expérience qui reste positive pour les entreprises qui ne sont pas parvenues à recruter lors de la première édition, telles Europ Assistance. À nouveau présente à la foire, la société d’assistance propose cinq postes. «Nous avons rencontré des candidats qui ont de l’expérience et parlent plusieurs langues», commente, satisfaite, Joanna Philipps.

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Une première étape

Mais ce rendez-vous n’est bien souvent qu’une première étape. «Personne ne peut postuler aujourd’hui. Il y a beaucoup de tests à passer», explique Debbie Martell, derrière le stand de la police.

Même cas de figure au Ministère du procureur général. «Il faut aller sur le site web et envoyer sa candidature en ligne. Aujourd’hui, nous sommes là pour donner des renseignements», précise Graye Mc Grath.

«Les candidatures en ligne? Pour 100% d’envois, j’ai eu 0% de réponses», rétorque Aurélia Cornu. Cette Française de 36 ans, en recherche d’emploi depuis le mois de septembre, n’a trouvé aucune offre intéressante.

«Certains disent que le Canada est l’Eldorado du travail. Je ne suis pas d’accord», ajoute la jeune femme.

«Ici, mon diplôme en pharmacie n’est pas reconnu et je n’ai pas de réseau. Suite à mon PVT, je voulais rester. C’est moins facile qu’il n’y paraît… J’ai dix ans d’expérience et je ne veux pas repartir à zéro.»

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C’est une situation a priori moins compliquée pour les jeunes candidats.  «Je viens de Montpellier (France) et suis arrivé il y a une semaine à Toronto», commente Joffroy Prat, 24 ans. «Je recherche un emploi en marketing et business. C’est une valeur ajoutée d’être francophone et j’ai repéré des offres qui m’intéressent pour Chase Payment et Francophonie Canada.»

La foire a également attiré des étudiants en recherche d’emploi à temps partiel. Sara Malayi, une Canadienne âgée de 20 ans, souhaite travailler pour financer ses études. Devant le stand d’Air Canada Rouge, elle précise: «Je suis très ouverte et ne suis pas intéressée par un secteur particulier.»

Plus largement, «la foire est une fenêtre sur le Centre francophone», explique Marine Hascoet. Les candidats peuvent revenir pour se faire aider dans leur recherche et participer à des ateliers. Un premier pas vers l’emploi.

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