Le beau sous toutes ses formes

Maillol, Somogy, 2016, broché avec rabats, 24,6 x 28 cm, 170 illustrations, 144 p. Bouchardon, Somogy, 2016, cartonné contrecollé, 24 x 30 cm, 480 illustrations, 448 p.
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La sculpture, qui figure au deuxième rang dans la liste des arts majeurs établie au XXe siècle, ne fait, pas plus que la tapisserie, l’objet fréquent de chroniques artistiques. Les expositions qui tiennent la vedette, les catalogues qui les accompagnent, les livres consacrés aux beaux-arts traitent généralement de la peinture et des artistes qui l’ont illustrée.

Il n’est certes pas facile d’organiser une exposition avec des œuvres d’art difficiles à réunir et à transporter, étant donné leur poids ou leur volume ou même leur fragilité. Aussi , les deux livres d’art que nous proposent les Éditions d’art Somogy pour nous présenter des sculpteurs de renom sont les bienvenus.

Les très nombreuses reproductions qui illustrent les textes historiques et explicatifs nous permettent d’admirer les œuvres d’art que l’on a rarement l’occasion de voir, de sculpteurs de renom comme Bouchardon et Maillol en particulier.

Edmé Bouchardon

«Edmé Bouchardon (1698-1762)», nous dit l’éditeur, «a été l’un des artistes les plus créatifs et les plus fascinants du XVIIIe siècle français, celui qui joua un rôle décisif dans la transition entre le style rococo et le néoclassicisme. Ses créations apparaissent comme une merveilleuse et exceptionnelle synthèse de sa passion pour l’art antique et de son observation attentive de la nature.»

Edmé Bouchardon est né le 29 mai 1698 dans une famille d’artistes d’une agglomération de l’est de la France. Son père Jean-Baptiste (1667-1742) et son frère Jacques-Philippe (1711-1753) étaient sculpteurs, et Edmé sera influencé par cette orientation familiale, comme d’autres artistes.

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Il devient l’élève d’un sculpteur de renom, Guillaume Coustou, et passionné par le travail de la sculpture, il gagne en 1722 le concours des Académies royales avec une sculpture complexe en un relief ayant pour sujet Gédéon choisit ses soldats en observant leur manière de boire, une scène biblique.

Il part en 1723 se perfectionner à l’Académie de France à Rome où il restera neuf ans. Il présente un projet pour la fontaine de Trevi, un des sites touristiques les plus célèbres de Rome. Il réalise aussi une copie du Faune Barberini, une statue grecque antique représentant un satyre endormi.

De retour à Paris en 1730, logé au Louvre, il est nommé sculpteur du roi en 1732 et, reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1744, il en devient professeur en 1745. Il décède à Paris le 27 juillet 1762.

Les éditions Somogy consacrent au «premier sculpteur» français un important ouvrage comptant 448 pages et 480 illustrations. Des essais, Edmé Bouchardon sculpteur du roi, La génération 1700, Bouchardon et Rome, Les collectionneurs de Bouchardon, Bouchardon et la gravure, précèdent un catalogue qui présente avec un texte descriptif les œuvres de Bouchardon qui ont fait l’objet d’une exposition au Louvre.

C’est donc un ouvrage complet pour faire connaissance avec un grand sculpteur et avec ses œuvres, «le plus grand sculpteur et le meilleur dessinateur de son siècle».

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Aristide Maillol

Aristide Maillol est né le 8 décembre 1861 sur les rivages de la Méditerranée, et il gardera toute sa vie un attachement très fort pour sa terre natale, qu’il compare volontiers à la Grèce, terre inspiratrice des arts. Mais ce n’est que vers 40 ans qu’il s’intéresse à la sculpture, après la peinture et la tapisserie.

Il a été l’un des sculpteurs les plus célèbres de son temps. «Son œuvre, silencieuse, fondée sur des formes pleines élaborées à partir de l’étude du nu féminin, et simplifiées jusqu’à l’épure, représente une véritable révolution artistique, anticipant l’abstraction.»

Il revient chaque hiver travailler en pleine nature méditerranéenne, où il se retire complètement dans une métairie en 1939. Il travaille à l’Harmonie, sa dernière sculpture représentant une silhouette féminine légèrement déhanchée comme une sculpture médiévale. Elle reste inachevée car Maillol décède dans un accident de voiture le 27 septembre 1944.

Le livre des éditions Somogy compte 170 illustrations réparties sur 144 pages, et évoque aussi l’Arcadie catalane: Maillol, Terrus, Manolo, Séverac, Pons et Henri Frère, le disciple de Maillol en Arcadie, et des essais: C’est Maillol qui est le plus grand; Harmonie, une statue qui fait le contraire de toutes les autres; Mon père et ses dieux.

Somogy publie conjointement Conversations avec Maillol, un livre de petit format comportant 20 illustrations et 350 pages. Dans les années 50, encore profondément attristé par la disparition de son maître lors de l’accident de 1944, Henri Frère décide de livrer le témoignage des conversations qu’il eut avec Maillol.

Il nous fait saisir la sensualité du sculpteur, sa simplicité, son amour de la nature, son paganisme, son amour pour ses modèles et pour la vallée de Banyuls, sa passion pour la sardane (danse traditionnelle catalane), mais aussi pour Mozart, Bach, Haydn, pour la littérature, pour le Don Quichotte de Cervantès, les Lettres à un jeune poète de Rainer-Maria Rilke. On l’entend égrener ses souvenirs sur Renoir, Rodin ou Cézanne…

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