L’auto-flagellation des francophones

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L’article de Paul-François Sylvestre «Venir à Toronto pour fuir une société française sclérosante et hiérarchisée» (L’Express du 12 décembre) semble perpétuer une attitude d’auto-flagellation parmi les francophones vivant dans les grands centres urbains du Canada anglais.

À titre de vétéran originaire du Québec, je me dois de faire remarquer que les Québécois s’associent aussi peu que leurs cousins Français «aux institutions francophones, voire de langue française» que ce soit à Toronto, Calgary ou Vancouver dans l’Ouest canadien où je réside depuis plus de 26 ans. Le diagnostic de fuite d’une «société française sclérosante et hiérarchisée» reconnaît mal ses mérites ainsi que les grandes lacunes de l’isolement communautaire du nouvel environnement urbain.

Nous faire part de l’étude du professeur français sans mieux la mettre en contexte démontre bien les difficultés immenses que les Français et les Québécois ont à coexister pour relever les défis de l’assimilation qui menace les deux groupes tout autant.

Nos médias à cet égard pourraient mieux coexister et démontrer un meilleur exemple pour regrouper les francophones sur des enjeux qu’ils partagent dans le «hors-Québec». On pourrait certes se demander si l’étatisation de nos structures d’accueil répond adéquatement aux «besoins» des nouveaux arrivants réfractaires à la sclérose et la hiérarchie. Et s’il faut perpétuer l’autoflagellation pour se secouer, qu’on le fasse d’abord dans nos propres médias qui forment après tout une composante importante de nos structures d’accueil.

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