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Laurianne Simon a cessé d’avoir peur des couleurs

L'artiste franco-torontoise peint des coqs et des perroquets

Laurianne Simon devant son tableau"Le paradoxe de la poupée et de la poule ou Qu'est-ce-que les nuages?2019
Laurianne Simon devant son tableau Le paradoxe de la poupée et de la poule ou Qu'est-ce-que les nuages? 2019.
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Laurianne Simon peint des coqs et des perroquets, des oiseaux très colorés, mais il n’en a pas toujours été ainsi.

Pendant longtemps, elle peignait beaucoup en nuances de gris, car elle avait «peur» de la signification et du sens des couleurs. «Avec le perroquet, je me suis rendu compte que j’avais une sorte de liberté dans l’utilisation des couleurs sans avoir forcément à penser à leurs significations.»

Laetitia Delemarre, directrice culturelle de l’Alliance francaise de Toronto, et Laurianne Simon lors du vernissage de son exposition L’intrigue du perroquet, Janvier 2020.

L’intrigue du perroquet

L’artiste française née à Brest, qui vit à Toronto depuis 7 ans («une ville que j’adore!»), présentait récemment, à la galerie Pierre Léon de l’Alliance française, une exposition d’oeuvres réalisées de 2015 à 2019 intitulée L’intrigue du perroquet.

«Sa peinture est empreinte de dynamisme dans une rencontre silencieuse entre l’expressivité de coups de pinceau et l’expérience émotionnelle de la couleur», a commenté Laetitia Delemarre, la directrice culturelle de l’AFT.

«Je travaille souvent par contrainte», explique l’artiste. «Des contraintes que je m’impose moi-même, par des peurs que je n’arrive pas à contrôler.» Le perroquet est devenu un thème à explorer du fait de la liberté de mouvement qu’il lui procurait. «J’ai aussi commencé à peindre des coqs, des combats de coqs, qui sont pour moi la représentation de l’ego de l’artiste.»

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Le chant du perroquet sans visage, 2016
Huile sur toile, de Laurianne Simon.

Masques et costumes

Laurianne Simon a beaucoup été inspirée par Die Intrigue de James Ensor. «Dans ses oeuvres, il y’avait beaucoup de personnages grotesques avec des masques.»

«Je me suis rendu compte que les oiseaux n’étaient pas seulement des oiseaux, mais des sortes de costumes, des masques que je mettais en scène dans une sorte de parade d’images qui sont en train de danser et de s’amuser.»

Masque 5: Coincé à nouveau dans un nuage, 2019. Huile sur toile, déchirée, découpée et pliée, de Laurianne Simon.

Dans ses peintures les plus récentes, on voit apparaître des personnages, «chose qui n’était pas dans mon travail jusqu’à présent. J’avais toujours peur de la représentation des choses que je pourrais dire sans vraiment avoir envie de le dire.»

Répétitions

En face des grandes toiles de couleurs vivantes, on constate très vite «une recherche de contrôle dans la répétition des sujets» fixée sur sa propre pratique et sur les questions qui habitent son travail avec le perroquet.

Laurianne Simon posant devant sa toile La parade des costumes ou le courage des oiseaux vivant dans un monde matériel, 2019.

«J’ai vu des œuvres de perroquets qui m’ont pas mal bouleversé», confie-t-elle, « Il y avait, par exemple, le travail d’une artiste qui était avec moi à l’école, Charlotte Caro; elle avait fait des perroquets en argile, vraiment magnifique. Du coup, je n’arrivais pas à me sortir le perroquet de la tête.»

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Aussi, cette anecdote: «Quand j’étais toute petite, dans le jardin de notre voisin à Brest, il y’avait un perroquet gris, et chaque fois que je m’y rendais, j’allais voir le perroquet gris avec l’idée qu’il allait répéter mes mots, mais il ne le faisait pas.»

Pour Laurianne Simon, le perroquet, c’est comme cette histoire de l’artiste qui se répète, comme le perroquet répéterait les mots des humains. Dans cette exposition, le perroquet devient donc la métaphore de l’être humain, des masques et des costumes qu’il se met.

VIDÉO: Des membres du groupe OKTOPUS de Montréal (Gabriel, Patrick et Buki) au vernissage de l’exposition de Laurianne Simon à l’AFT le 24 janvier.

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