L’art cubain de 1868 à nos jours

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Pour plusieurs personnes, Cuba est synonyme de vacances dans le Sud. Certains y associent le nom de Fidel Castro, dictateur pendant 49 ans. Pour d’autres, Cuba évoque des styles précis de musique comme le guaracha, le boléro ou le guaguanco. Les arts visuels font rarement partie du portrait cubain. Cela risque de changer avec ¡Cuba! Art et histoire de 1868 à nos jours, exposition que présente le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) jusqu’au 8 juin prochain.

Dès qu’on met les pieds dans la salle d’exposition, on est accueilli par Christophe Colomb qui clame haut et fort en 1492 que, de toutes les îles des Caraïbes, Cuba est «la plus belle que l’œil humain ait jamais contemplée».

La directrice du MBAM, Nathalie Bondil, a agi comme commissaire générale de l’exposition et elle a voulu que, de toutes les expositions sur l’art cubain, celle de son Musée soit la plus belle que l’œil humain ait jamais contemplée.

Grâce à la collaboration du Museo Nacional de Bellas Artes, de la Fototeca de Cuba et de nombreux musées américains, l’exposition réunit plus de 400 œuvres et constitue un panorama complet de l’art cubain face à l’histoire.

À la fois savant et vivant, ce panorama pluridisciplinaire rassemble plus d’une centaine de tableaux, quelque deux cents photographies et documents d’archives, une centaine d’œuvres graphiques, des installations et des vidéos, ainsi que des extraits de musique et de films.

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Ce panorama de l’art cubain depuis 1868 jusqu’à nos jours est divisé en cinq parties: 1. Images de Cuba: à la recherche d’une expression nationale (1868-1927); 2. Arte Nuevo: avant-garde et recréation d’une identité (1927-1938); 3. Un style cubain: affirmation et rayonnement (1938-1959); 4. Dans la révolution tout, contre la révolution rien (1959-1979); 5. La révolution et moi: l’individu dans l’histoire (1980-2007).

Chaque partie est dotée d’une chronologie à la fois artistique et historique, laquelle permet au visiteur de se familiariser rapidement avec les faits saillants de la période en question.

À titre d’exemple, pour la section Arte Nuevo (1927-1938), on apprend que Marcelo Pogolotti a participé à l’Exposition des artistes révolutionnaires, à Paris, en 1934. Une vingtaine d’œuvres de cet artiste sont présentées, dont la série de dessins Notre temps. Son tableau L’intellectuel (1937) illustre la page couverture du catalogue. La production de Pogolotti met surtout en scène des hommes et plusieurs créations m’ont semblé laisser poindre une regard fortement sensuel, voire homosexuel…

La chronologie de la section Un style cubain (1938-1959) note que l’artiste Wilfredo Lam rencontre les surréalistes à Paris en 1940 et participe à l’exposition Art représentatif de notre temps. Ce peintre est probablement le disciple cubain le plus évident de Pablo Picasso. Plusieurs de ses tableaux lancent un clin d’œil au roi du surréalisme, notamment Nu sur fond noir (1950) et La jungle (1943).

Pour Nathalie Bondil, cette première rétrospective de son genre permet non seulement de découvrir, ou redécouvrir, une histoire de l’art de Cuba. Elle offre aussi, et surtout, un message capital, «celui de la force, de l’utilité et de la beauté de l’art, au-delà des frontières et des mots».

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Le Service des éditions scientifiques du Musée des beaux-arts de Montréal a publié un magistral catalogue de l’exposition.

Cet important ouvrage de 424 pages, riche de quelque 450 illustrations, est la première publication couvrant l’ensemble de l’histoire de l’art à Cuba. Il réunit des essais de divers spécialistes cubains et internationaux et environ 140 notes biographiques. Il est offert en éditions française, anglaise et espagnole distinctes.

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