Lancement de la 4e année polaire internationale

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Le Conseil international pour la science (CIUS) et l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM) ont déclaré l’année 2007-2008 Année polaire internationale (API). L’«année» s’étend sur 24 mois, pour couvrir deux cycles saisonniers complets lancée à Paris le 1er mars, elle se terminera le 1er mars 2009. Le CIUS en assure la coordination internationale.

Une API est un programme de recherche et d’observations scientifiques coordonnées et multidisciplinaires qui concernent les régions polaires de la Terre. La première API a eu lieu en 1882-1883. Elle résultait de la constatation que les nations ne pouvaient seules appréhender les phénomènes géophysiques: 12 pays se sont alors réunis pour organiser 13 expéditions en Arctique et deux en Antarctique.

L’OMM a lancé la deuxième API en 1932-1933, pour étudier principalement les répercussions mondiales du courant-jet récemment découvert. Des progrès importants ont alors été faits en météorologie, magnétisme, sciences atmosphériques et ionosphériques. En 1957-1958, la troisième API s’est placée dans le cadre de l’Année géophysique internationale (AGI). Les scientifiques souhaitaient utiliser les avancées technologiques récentes, fusées, radars, dans des recherches sur la haute atmosphère. L’API 2007-2008 marque le 125e anniversaire de la première API, le 75e de la deuxième et le 50e de l’Année géophysique internationale.

L’API 2007-2008 rassemble une importante communauté scientifique de quelque 63 pays, pour faire avancer les connaissances sur les régions polaires et comprendre l’évolution de l’environnement de notre Terre. Et pour la première fois, l’API s’inscrit dans le contexte des changements climatiques. On reconnaît que les régions polaires jouent un rôle essentiel dans le système global de la planète et qu’il s’y passe actuellement des changements significatifs, climatiques, écologiques, humains.

De plus, elles renferment des archives, des glaces qui contiennent des renseignements uniques et utiles sur l’évolution du globe. Elles sont aussi le lieu d’enjeux économiques et géopolitiques importants, qui peuvent les affecter durablement.

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D’où l’importance des campagnes internationales de grande envergure qui se dérouleront dans les hémisphères nord et sud, et aideront à comprendre le rôle moteur des régions polaires et l’incidence de leurs changements sur le reste de la planète. Toutes les disciplines seront concernées, y compris les sciences humaines et sociales.

Six thèmes ont été retenus au niveau international:

• Prendre le pouls des régions polaires: une évaluation de l’état actuel de l’environnement polaire en quantifiant sa variabilité spatiale et temporelle.

• Comprendre les changements: quantifier et comprendre les changements environnementaux et humains, passés et actuels, afin d’améliorer nos prévisions.

• Établir les liens globaux: faire progresser notre compréhension des liens entre régions polaires et le reste de la planète, et sur les processus contrôlant ces interactions.

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• Étudier l’inconnu: étudier l’inconnu aux frontières de la science dans les régions polaires.

• Profiter de la position unique des régions polaires: s’appuyer sur leur position géographique unique pour mettre en place ou développer des observatoires sur la Terre profonde, le magnétisme terrestre, l’espace, le soleil et au-delà.

• Sciences humaines: étudier les processus culturels, historiques et sociaux responsables de la résilience et du maintien des sociétés humaines arctiques et identifier la spécificité de leur contribution à une diversité culturelle globale.

«Les régions polaires comptent parmi les plus belles du globe. C’est également dans ces régions que la nature adresse en premier, aux peuples qui y vivent, ses signaux d’alarme, de la dégradation de la couche d’ozone aux effets de la pollution chimique persistante», souligne Shafqat Kakakhel, directeur adjoint du programme des Nations Unies pour l’environnement.

Le Canada, le deuxième pays du monde ayant la plus grande superficie polaire, avec près du quart de l’Arctique à l’intérieur de ses frontières, participe activement à l’API. Le Bureau du Programme canadien de l’API est chargé de l’administration et de la coordination des activités du programme du gouvernement du Canada, qui a décidé d’investir 150 millions $ dans la participation canadienne, en plus des 133 millions $ dépensés annuellement dans le Nord, en sciences et technologie.

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«À terme, la banquise va disparaître et la faune mythique avec elle (ours blancs, narvals, phoques). D’ici la fin du siècle, il y aura une  »atlantisation » de la faune. Mais il y aura d’autres impacts géopolitiques et socio-économiques, notamment en raison de l’ouverture convoitée du passage du Nord-Ouest. En fait, on peut voir l’Arctique comme un banc d’essai des gigantesques impacts qu’auront les changements climatiques sur nos sociétés», annonce Louis Fortier, directeur scientifique d’ArcticNett.

Le Programme du gouvernement du Canada portera sur l’incidence du changement climatique, l’adaptation à ce changement, la santé et le bien-être dans les collectivités nordiques.

«Le programme mettra également l’accent sur la formation, la communication et la sensibilisation. Les collectivités du Nord participeront activement aux activités scientifiques et de recherche… Les investissements dans l’éducation et la formation favoriseront la participation et la formation d’une nouvelle génération de scientifiques spécialisés dans les régions polaires, particulièrement des résidants du Nord et des Autochtones», indique un communiqué fédéral.

Le Canada est directement intéressé par les résultats de ces travaux, tant canadiens qu’internationaux. Nous en reparlerons donc dans quelques années!

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