La sculpture littéraire de France Daigle

21e Salon du livre de Toronto

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France Daigle l’a avoué lors de son rendez-vous au Café des littéraires du Salon du livre de Toronto avec l’animatrice Line Boily: «En écrivant, j’étais consciente d’être allée un peu loin au niveau de la langue, de la construction, des sujets abordés… Pas pour le plaisir d’exagérer, mais pour mon propre plaisir. Je voulais écrire un livre comme ça.»

Ce livre en question, c’est Pour sûr, sorti en 2011. Dix ans de travail ont été nécessaires pour terminer ce roman décidément hors des sentiers battus.

«Je me suis lancé un défi avec la forme et la structure même du livre», explique l’auteure qui dit écrire « à corps défendant ». 144 thèmes principaux, 12 entrées pour chaque thème et donc pas moins de 1728 fragments composent le roman!

«Après avoir terminé le livre, je me suis senti privilégié, en mesure d’apprécier ce livre dans toute son envergure, ce qui est complètement faux évidemment, mais c’est ce que le livre arrive à vous faire ressentir», complimente Éric Dupont.

Le défi de la simplicité

Le personnage principal de ce livre atypique est peut-être la langue, le français. France Daigle utilise parfois aussi le chiac, non pour défendre cette langue «franglaise» d’Acadie parfois polémique – certains voyant en elle un envahissement de l’anglais –, mais tout simplement par souci de vérité.

«J’étais consciente en écrivant que cela allait heurter les gens. Même mon père doit un peu se retourner dans sa tombe! Mais je ne veux pas promouvoir le chiac, c’est juste une réalité.»

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Pour sûr navigue en effet sans cesse entre fiction, avec les personnages de Terry et Carmen, et faits informatifs rigoureux, citations, listes, chiffres…

Format électronique?

Une «sculpture littéraire», comme elle l’appelle, qui pourrait trouver une nouvelle jeunesse avec le livre électronique. «Il serait peut-être encore meilleur en format électronique, où pour chaque fragment, deux choix seraient possibles pour continuer la lecture.»

En attendant, France Daigle s’est demandé ce qu’elle pouvait écrire après LE livre qu’elle voulait écrire. Finalement, elle travaille en ce moment sur un récit «assez simple, banal».

Un nouveau défi, donc, pour cette écrivaine de la contrainte.

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