La résilience à toute épreuve d’une enfant

Mélanie Calvé, Anaïs
Mélanie Calvé, Anaïs, roman, Montréal, Éditions Fides, 2020, 352 pages, 24,95 $.
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En quelques heures, un homme perd sa femme et le nouveau-né, en plus d’apprendre que sa fille aînée, 7 ans, a été trouvée gravement blessée dans une cabane d’outils très loin de chez-elle. L’univers de la famille Ladouceur bascule. Voilà comment Mélanie Calvé met la table de son roman intitulé Anaïs.

Le médecin qui traite Anaïs rassure Monsieur Ladouceur en ces termes: «votre fille est une force de la nature. Probablement plus forte que vous et moi réunis.»

Détresse et finesse

Le père demeure près de sa fille hospitalisée, sans rien dire «de peur de trop en dire». Anaïs aussi se tait, perdue dans un ailleurs qui lui donne des cauchemars. Son père ne sait même pas «si j’aurais été capable d’endurer le tiers de ce qu’elle a enduré».

Mélanie Calvé a écrit un roman qui entremêle émotion et action, psychologie et criminologie, détresse et finesse.

Après ce qui est arrivé à sa fille, le père est sur le point de virer fou, il a peur de ne pas répondre de lui-même s’il découvre avant la police l’homme qui a terrorisé sa fille.

Au sujet du trépas de la mère, l’autrice note que «les souvenirs, c’est le plus bel héritage que nous pouvons laisser à ceux que nous aimons».

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Force de caractère incroyable

Anaïs est terrorisée par devoir verbaliser les sévices qu’elle a endurés, de répondre aux questions du policier sur ce qui s’est passé. Elle ne sait pas comment nommer ce que son agresseur lui a montré, n’ayant jamais vu cette partie du corps masculin.

Tous ceux qui l’entourent – père, médecin, garde-malade, policier, oncle et tante – sont émerveillés par sa force de caractère incroyable et sa résilience à toute épreuve.

Loin de moi l’idée de vous dévoiler comment l’intrigue se dénoue. Je me hasarde tout simplement à vous indiquer que le père sera pris dans un tourbillon d’émotions. Il essaiera de résister, par fidélité à sa défunte épouse, mais finira par lui avouer en pensée que «c’est parce que je t’ai autant aimée qu’aujourd’hui je peux aimer de nouveau».

La douceur

Malgré les sévices subis par Anaïs, le nom de famille Ladouceur est bien choisi, car des femmes extraordinaires la protègent, l’appuient dans son rétablissement, lui servent de mentor et, surtout, l’aiment profondément.

Avec un nom comme celui-là, attendez-vous à du mélodramatique à pleine puissance; comme les longues descriptions d’états d’âme ne sont pas mon fort, j’en aurais coupé un peu beaucoup.

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