La Police provinciale scrute des milliers de plaques sur les routes

Permis suspendus et autos volées

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Il sera dorénavant plus risqué de conduire un véhicule avec un permis suspendu, car la Police provinciale de l’Ontario (PPO) devient le premier corps de police de la province et l’un des premiers au Canada à utiliser un appareil de lecture automatique des plaques d’immatriculation (LAPI) à bord de ses véhicules de patrouille.

Au cours des prochaines semaines, la Police provinciale va ajouter 27 véhicules munis de ce système. Elle en avait quatre depuis quelque temps. Huit de ces nouveaux véhicules sont assignés à la région du grand Toronto.

Selon la PPO, ce sera plus difficile pour les personnes dont le permis est suspendu, ainsi que pour celles qui conduisent un véhicule volé ou un véhicule dont la plaque est invalide, de rouler sans se faire repérer sur les routes et autoroutes de l’Ontario.

«Les 27 véhicules additionnels nous permettront de vérifier des milliers de plaques additionnelles chaque jour, et ce, sur un territoire plus vaste dans la province», se réjouit le sous-commissaire Brad Blair, commandant provincial de la sécurité de la circulation et soutien opérationnel à la PPO.

2 plaques à la seconde

Dans une vidéo mise en ligne par la PPO, un agent explique que l’appareil peut lire 2 plaques à la seconde. Quand le trafic est dense, il peut lire environ 3600 plaques à l’heure.

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L’élément de base de cette technologie est une caméra installée sur le dessus du véhicule de police, à l’avant ou à l’arrière. La caméra possède des capacités exceptionnelles de prise d’images et peut lire les plaques d’immatriculation des véhicules qui s’approchent ou s’éloignent d’elle. Elle capte l’image de la plaque, la lit puis interroge automatiquement la liste de plaques faisant l’objet d’une surveillance particulière, contenue dans une base de données accessible depuis l’ordinateur de bord.

La caméra de LAPI se sert d’un illuminateur infrarouge qui permet de corriger les variables pouvant affecter la qualité de la prise d’images, comme l’éblouissement des phares et du soleil, l’obscurité et même de mauvaises conditions météorologiques.

Le système de lecture est silencieux. Cependant, lorsqu’un numéro est présent dans la base de données, un signal se fait entendre et le système affiche l’image de la plaque d’immatriculation et du véhicule sur l’écran de l’ordinateur de bord. L’agent peut rapidement repérer le véhicule et prendre des mesures appropriées.

Les agents à bords des véhicules équipés du système LAPI ont accès à une base de données du ministère des Transports qui contient tous les numéros des véhicules de l’Ontario enregistrés aux noms de propriétaires dont le permis a été suspendu.

Vie privée

La commissaire à la vie privée, Ann Cavoukian, a été mise à contribution dans l’élaboration du programme.

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«Les automobilistes de l’Ontario veulent être protégés des conducteurs dangereux, mais ne veulent pas être surveillés dans leurs déplacements quotidiens», dit-elle. «Lorsqu’un numéro de plaque ne correspond à aucun des dossiers contenus dans la liste des conducteurs dangereux, il sera supprimé du système après quelques minutes», assure-t-elle.

Les informations enregistrées par le système LAPI ne seront conservées qu’en cas d’arrestation du conducteur, en vue du procès.

Lorsque la caméra permet de repérer un conducteur dont le permis est suspendu en raison d’une condamnation au Code criminel, les agents font remorquer sur-le-champ le véhicule vers une fourrière pour une période minimum de 45 jours. Si la suspension du permis découle d’une infraction au Code de la route, le véhicule est immédiatement mis à la fourrière pour une période de sept jours.

Environ 250 000 suspensions de permis de conduire sont prononcées chaque année en Ontario en raison d’infractions au Code de la route. Selon les estimations, 2,3% des accidents de la route mortels sont attribuables à des personnes qui conduisent alors que leur permis est suspendu.

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