La police de Toronto fête aussi la francophonie

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Vendredi 20 mars, au quartier général de la police, rue College, tout le monde était réuni pour la cinquième célébration de la Journée internationale de la francophonie.

Créée le 20 mars 1970 par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), cette date est maintenant reconnue comme le jour où l’on célèbre les diverses cultures francophones du monde.

Toronto, ville multiculturelle par excellence, est fière de célébrer la francophonie. Le maire de la ville, John Tory, a d’ailleurs laissé un message aux participants: «Toronto est fière de sa communauté francophone et de sa diversité culturelle et ethnique».

L’existence de deux langues officielles au Canada a eu un impact considérable sur la société canadienne. Malgré le statut officiel de la langue française, les francophones de nombreuses régions du pays, dont ceux de Toronto, ont été frustrés par l’absence de services en français.

C’est pourquoi, depuis 1989, des membres de la Police et de la communauté francophone ont été en communication constante. Désormais, assurer un accès facile par tous les membres de la collectivité à la gamme complète de services policiers est une priorité pour la Police de Toronto.

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Ainsi, se sont succédé au micro de grands noms de la police de Toronto afin de célébrer la francophonie et de remercier le travail des officiers. Alok Mukherjee, président de la Commission de police, a souligné l’importance de ce partenariat: «On peut travailler avec la communauté francophone sur des sujets sensibles comme la violence conjugale par exemple.»

Puis le chef William Blair, qui cédera sa place le mois prochain, s’est lui aussi exprimé. «C’est une joie de célébrer la culture de la diversité à Toronto», a-t-il dit, avant d’ajouter que la ville était «un endroit pour les gens du monde entier, ils choisissent cette ville, car ils connaissent la ville et sa diversité culturelle et savent qu’ils seront bien accueillis».

Enfin, Yves-Gerard Méhou-Loko, l’animateur de l’émission matinale Y a pas deux matins pareils à la radio torontoise de Radio-Canada, s’est demandé pourquoi nous devions célébrer la francophonie.

Cette célébration de la Journée internationale de la francophonie était animée par Gérard Parent et Chantal Desloges, deux membres du Comité consultatif communautaire francophone de la police de Toronto.
Elle a été placée sous le signe de la fête bilingue.

Pour accueillir les participants, Diana Dawydchak et Emily Flack jouaient des airs entraînants de violon et d’accordéon français. Elles ont réussi à transmettre leur passion de la musique folklorique grâce à l’énergie qu’elles dégageaient.

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L’ensemble musical du campus Glendon de l’Université York a apporté une touche plus solennelle à l’événement en chantant notamment l’hymne national, repris en chœur par l’assemblée.

Enfin, c’est Trésor Otshudi qui a amené chaleur et gaieté en interprétant ses compositions de «R&B Ndombolo».

Et parce qu’une célébration se termine souvent autour d’un verre, c’est Covenant House, le plus grand centre d’hébergement pour jeunes du Canada, qui s’occupait du buffet. Les repas ont été préparés par de jeunes sans-abri récemment diplômés du programme de formation en arts culinaire Cooking for Life.

Ce fut une belle célébration de la francophonie, et surtout l’occasion de remercier les effectifs de police qui travaillent en collaboration avec la communauté francophone.

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À lire aussi dans L’Express: Yves-Gérard Méhou-Loko: les défis de la langue française à Toronto

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