La poésie révèle l’âme d’Ottawa

Sous la direction d’Andrée Lacelle, Poèmes de la Cité, poésie et arts visuels, Ottawa, Éditions David, 2020, 96 pages, 29,95 $
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Première poète officielle francophone de la ville d’Ottawa (2017-2019), Andrée Lacelle se donnait pour mandat de rehausser la place qu’occupe la poésie dans la vie de la Capitale nationale.

À deux reprises, elle a réuni des inédits de poètes et d’artistes visuels sur le site Internet de la Ville. Ce projet «rêvant de pérennité» s’actualise aujourd’hui dans le recueil Poèmes de la Cité, qui regroupe 22 poètes et 21 artistes visuels.

Pour Andrée Lacelle, le poème représente l’infini d’un espace. «Or, que dit avant tout le poème, parole première qui se conjugue au présent de tous les temps, sinon l’élan d’être entière, entier, ici et partout.»

Inspiration

Natif du Vieux-Hull, Pierre Raphaël Pelletier vit, peint et écrit à Ottawa. Une lune bellement bleue est source de son inspiration; Source est le titre de l’acrylique sur toile qui accompagne ce texte: «Bellement bleue / cette lune… Plus elle réfléchit / le mirage des eaux / qui oscillent / autour de moi / plus leurs frissons / auréolent mes pas / et dessinent mon parcours / dans la main / d’un autre jour»

Certains textes sont des proses poétiques. C’est notamment le cas d’Éric Charlebois qui a étudié à Ottawa et qui a senti le besoin «de se réfugier au Clock Tower Brew Pub, rue Clarence, et d’écrire. Le meilleur remède, c’est la bière et la poésie analgésique et expectorante. Vite, me réfugier sur un tabouret et faire glisser ma main fiévreusement sur le papier.»

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Nostalgie

Comme moi, Paul Savoie a longtemps vécu à Ottawa et chaque fois qu’il y retourne, une nostalgie de cette belle période l’habite. Nous avons tous les deux résidé dans la Côte-de-Sable, quartier magique qui pousse le poète à ciseler ces vers: «moi en ce lieu de convergence précis / pris à la fois à l’intérieur / et à l’extérieur / greffé à ma propre écorce».

David Ménard a aussi habité la Côte-de-Sable, y a connu son premier amour et mijoté ses premiers écrits, de la poudre de poésie qu’il fait bon lancer aux yeux de l’être cher. Ottawa a été une ville où «les navires berçaient leurs ancres dans leurs bras / et gigantesques et mouillées étaient les dons du vide».

Illustrations

Les illustrations – aquarelle, acrylique, dessin, huile sur toile, encre sur papier, gravure, eau-forte, photographie, collage – célèbrent la lumière et la force d’une présence poétique francophone dans une ville traversée ou cernée par rivières, canal, chutes et rapides. Michel Côté, Herménégilde Chiasson, Gilles Lacombe et Pierre Raphaël Pelletier écrivent et illustrent eux-mêmes leur texte.

Michel Côté, Gilles Lacombe et François Cadieux illustrent un poème à deux reprises; une œuvre de Cadieux orne aussi la couverture du recueil.

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