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La photo passe par Toronto

Le Ryerson Image Centre, carrefour international de la photo

L'expo «The Edge of the Earth: Climate Change in Photography and Video», 2016 © Riley Snelling, Ryerson Image Centre.
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Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat entre La Cité et L’Express.
Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat entre La Cité et L’Express.

 Thomson Birara est étudiant en journalisme à Toronto au collège d’arts appliqués La Cité.


«Nous voulons créer un carrefour international de la photographie à Toronto». C’est l’ambition derrière le Ryerson Image Centre (RIC), nous dit son directeur de recherche Thierry Gervais. Cette institution fait venir dans la métropole des photographes et des chercheurs de toute la planète pour explorer les enjeux liés à l’art de l’image.

Situé en plein centre-ville, au 33 rue Gould près du Yonge-Dundas Square, le centre de l’image de l’Université Ryerson, fondée en 2012, a su se démarquer dans le milieu de la photographie. Plus qu’une galerie, c’est un centre de recherche. Et plus qu’un centre de recherche, c’est un lieu de conservation des images.

Le RIC, en collaboration avec l’Institut de technologie du Massachusetts (le fameux MIT), a publié cet automne son premier livre: The « Public » Life of Photographs. C’est le fruit de trois colloques réunissant des chercheurs en histoire de l’art et des professionnels de la photographie du monde entier.

Thierry Gervais, directeur du Ryerson Image Centre
Thierry Gervais, directeur de la recherche au Ryerson Image Centre.

L’impact dépend du contexte

Étudier la vie publique d’une image, c’est cerner la signification des images en comprenant tout le contexte entourant leur diffusion. On parle des choix artistiques du photographe, mais on regarde aussi qui va utiliser les images et comment elles vont être rendues accessible au public.

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«La même photo n’aura pas le même impact si elle est publié dans un magazine ou si elle est exposée dans un musée», explique Thierry Gervais, l’éditeur du livre.

Les gens n’interprète pas une image de la même manière selon du contexte où ils vivent. Par exemple, la photo de l’enfant victime des bombardements en Syrie a fait la manchette des journaux torontois, et nous avons tous été émus. Mais «quel était l’impact de cette photographie en Turquie» voisine? Le chercheur doute que le public turc, qui en a vu d’autres, a vraiment été ému.

Mais attention, insiste M. Gervais, ce n’est pas une question de manipulation. «C’est le contexte qui encadre la signification.»

Le chercheur encourage les médias à donner une plus grande place aux professionnels de l’image. Contrairement aux grands magazines comme Life ou National Geographic, peu de médias recourent à l’expertise de directeur artistique ou d’éditeur photo.

Cet automne (depuis le 14 septembre jusqu’au 4 décembre, visites guidées gratuites à 14h30), le Ryerson Image Centre présente une exposition de photos, accompagnée de vidéoconférences, sur le thème du changement climatique. Adoptant le point de vue le plus alarmiste sur cet enjeu, l’événement – supervisé par l’historienne de l’art montréalaise Bénédicte Ramade – a rassemblé une vingtaine de photographes canadiens et étrangers pour tenter de visualiser la «lente catastrophe».

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Historien de la photo de presse

Thierry Gervais n’exclue pas de voir The « Public » Life of Photographs publié en français. «C’est compliqué, pour l’instant nous n’en avons pas les moyens», affirme-t-il. «Le but est de partager notre savoir au plus grand nombre, mais la recherche ça coûte cher et ça ne se voit pas vraiment.»

Arrivé à Toronto en 2008 après avoir complété sa thèse de doctorat sur l’histoire de la photographie de presse à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris, M. Gervais occupe maintenant les postes d’assistant professeur à l’École de l’Image de Ryerson et de directeur de recherche pour le RIC.

Pourquoi avoir choisi Ryerson? «En fait ils sont venus me chercher», dit-il. Fort de son expérience de rédacteur en chef de la revue spécialisé Études photographiques, M. Gervais a apporté à Toronto son bagage de connaissances et de contacts dans le milieu de la photographie.

«J’essaie de créer un endroit où les chercheurs viennent travailler dans un environnement productif. Des fois on accueille en même temps deux chercheurs réputés, mais qui ne se connaissent pas. On leur donne l’occasion de créer des liens et d’échanger. C’est là que les bonnes idées surgissent. C’est ça qu’on veut faire au RIC.»

Le Ryerson Image Centre, rue Gould, à l'est de Yonge et au nord de Dundas.
Le Ryerson Image Centre, rue Gould, à l’est de Yonge et au nord de Dundas.

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