La ministre qui chassait le virus

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La nouvelle ministre déléguée à la Science du Canada a participé à une mission à laquelle peu de ministres de la Science ont participé: fouiller dans des tombes vieilles de 80 ans à la recherche d’ADN de grippe espagnole.

C’était en 1998. Kirsty Duncan, forte de son doctorat en géographie médicale et d’une passion pour la grippe espagnole qui a tué des millions de personnes au lendemain de la Première Guerre mondiale, dirigeait une équipe de 15 experts internationaux dans le cimetière de Longyearbyen, en Norvège.

Le choix s’était porté sur cette petite ville insulaire, au nord du cercle polaire, parce qu’on savait qu’en 1918, les gens de l’endroit y avaient enterré six mineurs décédés de cette maladie. L’espoir était qu’ils aient été enterrés assez vite — et du coup, congelés — pour que des fragments du virus soient récupérables.

L’expédition fut un demi-échec: le sol n’était pas resté suffisamment gelé pendant tout ce temps, et les échantillons de virus n’étaient pas viables. D’un autre côté, les journalistes qui avaient accompagné la mission en avaient suffisamment parlé pour susciter de l’intérêt pour la quête de gènes d’anciens microbes, et d’autres chercheurs auraient plus de succès dans la décennie suivante. Duncan fit de son expérience un livre en 2003, Hunting the 1918 Flu: One Scientist’s Search for a Killer Virus.

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