On sait depuis longtemps que la violence et la négligence vécue dans l’enfance, particulièrement au sein de la famille, laissent des traces profondes et persistantes. Les conséquences de la maltraitance peuvent en effet se poursuivre à l’âge adulte et affecter la relation parent-enfant.
D’ailleurs, de nombreux adultes ayant été exposés à ce type d’adversité dans leur enfance présentent un risque accru de voir leurs propres enfants en être aussi victimes.
Examiner et comprendre cette continuité d’une génération à l’autre constitue un enjeu majeur pour éviter que ces situations ne se reproduisent.
On parle de continuité intergénérationnelle lorsqu’un parent ayant vécu de la violence ou de la négligence dans son enfance voit son enfant vivre des expériences similaires, qu’il en soit l’auteur ou non. Contrairement à la transmission intergénérationnelle, il s’agit d’une forme de répétition indirecte, liée à des contextes ou des vulnérabilités qui se perpétuent de génération en génération.
Peu d’études
Comprendre les mécanismes qui entretiennent la continuité intergénérationnelle ou, au contraire, qui l’enrayent, n’est pas simple. À ce jour, peu d’études sur le sujet ont été réalisées auprès d’échantillons représentatifs de parents dans la population générale.

