La LIF: nouvelle glace pour les amateurs d’impro

Premier match: 20 février au Supermarket

LIF

La LIF: la nouvelle ligue d'improvisation francophone à Toronto.


11 février 2019 à 12h02

La première saison de la nouvelle Ligue d’improvisation francophone (LIF) de Toronto est lancée. Avec son nouveau concept, la LIF invite tout le monde à sauter sur la patinoire, qu’on en soit à son premier coup de patin ou déjà consacré au temple de la renommée.

Mathieu St-Laurent est le créateur de cette ligue. Il fait de l’improvisation depuis plus de dix ans à Montréal et depuis sept saisons à Toronto. C’est en jouant avec Les improbables qu’il a eu envie de développer un nouveau concept pour rendre l’improvisation pour accessible.

Comment ça marche?

La LIF fonctionne un peu à la manière d’un tournoi non partisan. À chaque match, l’équipe gagnante passe au prochain match qui a lieu le mois suivant. L’équipe perdante, elle, est dissoute! Avant la tenue du prochain match, la LIF organise un repêchage pour reformer une équipe qui se mesurera à l’équipe gagnante du dernier match.

Tout le monde est invité à participer au repêchage. «Il y a vingt places disponibles pour chaque repêchage», précise Mathieu. Ces prétendants peuvent être autant des joueurs de l’équipe déchue que de nouveaux joueurs.

Séparés en petits groupes, les vingt aspirants montrent leur meilleur talent d’improvisateur afin d’être sélectionnés parmi les cinq qui formeront la nouvelle équipe.

En fait, tous les joueurs font partie d’une seule et même équipe, les deux groupes qui s’affrontent lors des matchs sont désignés comme l’alignement des bleus et l’alignement des blancs… «aux couleurs des Maple Leafs».

Une ligue adaptée aux réalités de la ville

S’il y a autant de possibilités d’être repêché à la LIF, c’est pour changer la dynamique habituelle des ligues l’improvisation.

Pour Mathieu St-Laurent, la saison des camps d’entraînement des ligues traditionnelles est une étape assez stressante. À Montréal où la compétition est assez féroce et les ligues très nombreuses, il pouvait faire jusqu’à six camps d’entraînement pour différentes ligues afin augmenter ses chances d’être sélectionné par l’une d’entre elles.

«C’est beaucoup de pression, c’est un camp, une seule fois dans l’année, il faut que tu sois dispo cette journée-là, il faut que tu performes cette journée-là, sinon tu ne joues pas de la saison.»

La LIF cherche aussi à attirer des joueurs qui ne sont pas disponibles pour toute une saison. «À Toronto il y a beaucoup de va-et-vient, des gens qui restent quelque mois, surtout des acteurs qui viennent pour les tournages», explique-t-il.

Comme les alignements de la LIF sont régulièrement renouvelés, quelqu’un de passage pourrait tout à fait s’impliquer dans la ligue pour une durée limitée, «On peut donc profiter de ces talents-là aussi», ajoute Mathieu.

LIF
Lors des repêchages les joueurs sont sélectionnés au fur et à mesure de la soirée.

Un club-école

Avec ce nouveau concept, les joueurs ont la chance de participer au repêchage à de multiples reprises. «C’est plus décontracté et c’est moins intimidant pour quelqu’un qui voudrait faire ses débuts ou qui voudrait jouer simplement pour le plaisir.»

Lors des repêchages les points ne sont pas comptabilisés et les aspirants se font même donner des conseils pour améliorer leur technique de jeu. «C’est une façon de former les gens, pour créer un plus grand bassin de joueurs.»

Se laisser aller

Si Mathieu St-Laurent veut initier de nouveaux joueurs aux plaisirs de l’improvisation, c’est parce que, pour lui, l’improvisation est un exutoire.

«C’est un moment pour lâcher son fou», confie-t-il. Son projet s’est construit autour de la devise : «Pour L’amour du jeu». «Ce que j’aime le plus dans l’impro, c’est le laisser aller. Le moment où tu arrêtes de penser avant de parler et que tu parles avant de penser», explique Mathieu.

Toujours dans cette même optique, Mathieu a eu envie d’inviter à Toronto des personnalités qui l’ont influencé dans sa carrière d’improvisateur.

Premier match: 20 février

Le 20 février le premier match de la saison, au Supermarket, sera donc arbitré par Guillaume Touzel-Bond, l’un des fondateurs des Improbables. «Tout au long de la saison, il y aura aussi Phil Roy, qui était tellement emballé qu’il a demandé d’arbitrer deux matchs, Richardson Zéphir et Mehdi Bousaidan.»

Pour leur premier match au resto-bar Supermarket du quartier Kensington Market, le 20 février, les deux aliments seront; du côté des bleus, le capitaine Vincent Francoeur, l’assistante Katherine Brulotte-Barr, Amandine Girard, Arnaud Chaouadi, Pierre-Mathieu Tremblay; du côté des blancs, la capitaine Sonia D’Amico, l’assistant Georges Raymond, Émeline Leurent, Florence Sobiesky et Joannie Couturier.

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