La Franco-Fête 2016 entre deux gros partys

Les «Franco-Folies» de Toronto

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La Franco-Fête de Toronto, qui a organisé un événement monstre de deux semaines l’été dernier pour le 400e de l’Ontario français et les Jeux PanAm, sera beaucoup plus modeste du 12 au 17 juillet prochain, avec deux jours de spectacles au Yonge-Dundas Square et quelques spectacles intimes dans des bars.

Mais elle devrait nous épater à nouveau en 2017 dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne.

«2016 est une année charnière entre deux grosses programmations», indique à L’Express le président Richard Kempler, réélu à ce poste, comme tous les autres membres du conseil d’administration, lors de sa récente assemblée générale annuelle.

Quelques thèmes sont déjà à prévoir pour l’édition 2016, dont la programmation sera annoncée en mai. 2016 marque le centenaire du droit de vote des femmes; on invitera donc plusieurs artistes féminines. La fête nationale des Français, le 14 juillet, tombe au milieu de l’événement; on tâchera de le souligner.

Éventuellement, les gestionnaires de la Franco-Fête de Toronto, qui en confieront encore la réalisation au Groupe Simoncic d’Ottawa, ambitionnent d’en faire des «Franco-Folies» de Toronto, s’inspirant du festival de ce nom qui connaît un grand succès à Montréal et à La Rochelle en France.

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«C’est notre modèle», confirme Richard Kempler, qui a abandonnée l’idée de faire coïncider la Franco-Fête avec la Saint-Jean-Baptiste, fête des Canadiens-Français. le 24 juin, date à laquelle le Yonge-Dundas Square n’est jamais disponible. «Cette semaine-là, on aurait la concurrence des festivités gaies, de Luminato et du festival de jazz», dit-il.

M. Kempler révèle cependant être en pourparler avec le Bureau du Québec à Toronto pour organiser, ensemble, un événement séparé soulignant la «fête nationale du Québec». On se souvient que le BQT tenait, jusqu’en 2013, une prestigieuse «Soirée Québec» annuelle, disparue dans le sillage d’élections au Québec et du remplacement de chefs au BQT.

M. Kempler est également convaincu que le Yonge-Dundas Square, l’intersection la plus achalandée au pays, est le meilleur endroit pour tenir la Franco-Fête.

Celle de l’an dernier, qui restera exceptionnelle par sa durée, son ampleur, son budget (qui a dépassé le million de dollars) et son arrimage à la date historique du 400e, a été un succès sur toute la ligne, selon le président.

Le festival aura reçu, pour la première fois, la visite de la première ministre de l’Ontario. Le Toronto Star a accordé à l’un de ses concerts, celui de Louis-Jean Cormier, la mention du meilleur spectacle en ville (pour L’Express, c’est Stef Paquette qui a été une «découverte»). «La francophonie torontoise a obtenu un rayonnement sans précédent grâce à cette Franco-Fête 2015», conclut M. Kempler.

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Une série de huit concerts intimes par nos artistes dans cinq bars de Toronto, baptisée French Connexion, avait aussi connu un bon succès. On reprendra la formule cette année, là aussi plus modestement.

«Le défi en 2016 est de remobiliser nos bailleurs de fonds qui ont financé l’édition 2015», indique M. Kempler. La Franco-Fête a perdu la commandite d’Air Canada, parce qu’Air Canada a revisé l’ensemble de ses contributions. La grande scène ne portera donc plus le nom du transporteur aérien. Le budget de la Franco-Fête 2016 avoisinera les 350 000 $.

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