La FCFA déplore le recul du français sous Harper

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La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada voit une «tendance alarmante» sur la place du français au sein de l’appareil fédéral et se demande sérieusement ce que vaut l’engagement du gouvernement en matière de dualité linguistique.


Selon la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny, «la nomination d’un vérificateur général qui, semble-t-il, ne parle pas le français s’ajoute à une liste grandissante de gestes qui signalent un recul de cette langue à plusieurs niveaux de la sphère politique et de la fonction publique».


«On a vu la nomination d’un directeur des communications unilingue anglophone au bureau du premier ministre, puis celle d’un juge unilingue anglophone à la Cour suprême, sans compter les cartes d’affaires unilingues du ministre des Affaires étrangères.
»

Maintenant, on ajoute un vérificateur général qui ne parle pas le français. «À un certain moment, il faut additionner tout ça et demander sérieusement quelle importance le gouvernement accorde à son engagement en termes concrets.
»

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La FCFA trouve la nomination d’un vérificateur général unilingue d’autant plus déplorable que la description des compétences requises incluait la connaissance des deux langues officielles. La Fédération note qu’il n’y a pas eu de vérificateur général unilingue depuis 20 ans au Canada.


«Le soir des élections fédérales, le 2 mai dernier», rappelle Mme Kenny, «le premier ministre a indiqué que son gouvernement représenterait tous les Canadiens et toutes les Canadiennes. Est-ce que les 9 millions de francophones au pays se reconnaissent dans tous ces gestes posés par notre gouvernement?
»

À lire aussi dans le Forum de L’Express: le commentaire de François Bergeron.

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