La Don Jail ambitionnait de réformer les détenus

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Quel frisson, la première fois qu’on entre dans une cellule de l’ancienne prison Don Jail, qui abrite aujourd’hui les locaux administratif de l’hôpital ultra-moderne Bridgepoint, à l’angle des avenues Broadview et Gerrard.

On pouvait visiter ce bâtiment historique en fin de semaine dernière dans le cadre de «Doors Open». L’Express en a profité.

Initialement, la Don Jail était une prouesse architecturale et sociale. Conçue par l’architecte William Thomas, cette institution inspirée par le système anglais était une «prison de réforme», où le bien-être des prisonniers et leurs conditions de vie étaient importants.

Paradoxalement, cette prison a aussi été le dernier lieu de vie de prisonniers condamnés à la peine capitale.

Au fil des années, cet idéal d’une prison réformatrice s’est éteint en raison notamment d’un surpeuplement carcéral.

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Elle est d’ailleurs la dernière au pays où on y a procédé à une exécution – en fait à deux exécutions ce 11 décembre 1962: celles de Ronald Turpin et Arthur Lucas.

La prison a fermé ses portes en 1977 pour servir de centre de détention de la police de Toronto.

La première chose qui marque lorsqu’on entre dans la Don Jail, c’est la lumière. Toutes les pièces sont éclairées, il y a beaucoup de fenêtres… De plus, les murs sont blancs, ce qui accentue la luminosité qui émane de ces pièces. Un peu étonnant pour une prison, non?

Cette idée d’éclairer les pièces venait de la volonté de permettre aux prisonniers d’évoluer dans un espace qui ne leur était pas totalement hostile. Cette manière de concevoir les prisons s’est répandue.

Les cellules de la Don Jail sont minuscules comme des placards à balais. On pense à ceux qui y ont passé de nombreux jours et c’est effrayant. À éviter pour les claustrophobes!

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La salle d’exécution est également glaçante par sa désuétude, sa petitesse, et toujours la lumière qui l’envahit…

En somme, la Don Jail est un monument horrible autant qu’impressionnant, révélant une partie de l’histoire de la ville.

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