La Croix-Rouge d’Henri Dunant a 150 ans

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L’année 2013 nous offre l’occasion de célébrer ou de commémorer plusieurs anniversaires de personnalités célèbres ou d’événements historiques. Et la fondation de la Croix-Rouge il y a 150 ans est l’un d’entre eux.

C’est à Henri Dunant que l’on attribue la création de la Croix-Rouge. C’est un Suisse, né le 8 mai 1828 à Genève, dans une famille bourgeoise qui comptera cinq enfants, dont il est l’aîné. Ses parents sont très actifs dans l’action sociale, ce qui explique sans doute les orientations ultérieures de leur fils Henri.

Son père, membre du Conseil représentatif, le futur Conseil municipal de Genève, se préoccupe du sort des orphelins et d’anciens criminels. Sa mère, fille d’un directeur d’hôpital, s’occupe de bienfaisance, des pauvres et des malades en particulier.

Convictions

Henri se révèle un piètre collégien. Mais très jeune, il a déjà acquis de fortes convictions sociales et charitables. Avec son père, à 6 ans, il a visité des Genevois incarcérés à la prison de Toulon. «Il est choqué et horrifié par leur sort.»

En 1852, ses convictions religieuses et sociales l’amènent à participer à l’implantation à Genève de «l’Union chrétienne de jeunes gens», l’UCJG, une branche de la Young Men’s Christian Association (YMCA), fondée à Londres en 1844 par Georges Williams, et qui devait prendra rapidement de l’ampleur.

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Les colonies suisses

En 1849, Henri avait commencé à travailler dans une banque genevoise, qu’il quitte en 1853 pour entrer au service de la Compagnie genevoise des Colonies suisses, installée en Algérie. Constatant l’état du pays, il veut en assurer la prospérité dans sa sphère d’action: un bon rendement des terres agricoles pour commencer.

Il obtient de l’administration coloniale française une concession qu’il tente de mettre en valeur par l’irrigation et la construction de moulins à blé. Mais il lui faut de l’eau et l’administration locale n’est pas pressée de lui accorder un permis. Il décide alors de demander la nationalité française en faisant valoir que sa famille est d’origine française, exilée pour des motifs religieux.

La bataille de sa vie

Sans réponse, il veut s’adresser directement à l’empereur Napoléon III qui se trouve en Italie pour livrer bataille à l’Autriche, puissance occupante. C’est la bataille de Solférino, du 24 juin 1859. Dunant arrive le soir de la bataille et se dévoue pour soigner des centaines de blessés abandonnés. Il y aurait eu quelque 38 000 blessés et morts sur le champ de bataille.

Avec l’aide de bénévoles des villages voisins, Dunant s’efforce de secourir le maximum de blessés. Mais il manque de tout. Cette expérience dans laquelle se mêlent la vue des blessures, le sang qui coule, les cris des blessés, les odeurs pestilentielles, le manque de médecins et d’infirmiers va avoir sur Dunant une influence décisive et va réellement changer sa vie.

Fondation de la Croix-Rouge

En 1860, il envoie à une amie genevoise ses impressions sur la bataille, qu’elle fait publier dans le Journal de Genève, anonymement. C’est la première description des horreurs d’un champ de bataille.

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Dunant publie lui-même un livre, Un souvenir de Solférino, en 1862. Outre une description de ce qu’il a vu à Solférino et de la sanglante victoire de Napoléon III, il fait des propositions concrètes.

Il serait possible de réduire les souffrances des soldats, si dans chaque pays on créait des organisations humanitaires neutres, formées de bénévoles ayant une formation adéquate, qui pourraient s’occuper du soin des blessés lors d’une guerre.

Deux principes seraient à la base de cette intervention: «un militaire hors de combat à cause de ses blessures cesse d’être un ennemi et doit désormais être considéré comme un être humain qui a besoin d’aide; les médecins et les infirmiers pourront donner leurs soins sans crainte d’être capturés. Ainsi ils ne seront pas forcés d’abandonner leurs blessés en cas de percée adverse.»

En pratique

En février 1863, la «Société genevoise d’utilité publique» décide de mettre en pratique les propositions de Dunant et elle crée le «Comité international de secours aux militaires blessés en campagne», dont 2013 marque le 150e anniversaire. Henry Dunant fait partie de ce groupe de cinq personnes.

En 1876, ce comité devient le Comité international de la Croix-Rouge, avec pour drapeau l’inverse du drapeau suisse.

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«Organisation impartiale, neutre et indépendante, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a la mission exclusivement humanitaire de protéger la vie et la dignité des victimes de conflits armés et d’autres situations de violence, et de leur porter assistance. Le CICR s’efforce également de prévenir la souffrance par la promotion et le renforcement du droit et des principes humanitaires universels.»

Le CICR est à l’origine des Conventions de Genève et du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dont il dirige et coordonne les activités internationales dans les conflits armés et les autres situations de violence.

Croix-Rouge canadienne

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