La 46e saison du TfT: film noir, humour british et singeries

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Le Théâtre français de Toronto fêtait, mercredi 27 mars, la Journée internationale du Théâtre, lors d’une soirée dans ses locaux de la rue Collège, où les invités ont pu écouter deux discours d’Arianne Matte et de Louise Naubert, avant de jouer à des petits quizz et testerleur culture théâtrale. Dans la matinée, Guy Mignault et l’équipe du Théâtre français avaient annoncé la programmation de la 46e saison, une saison qui s’annonce très musicale.

La saison 2013–2014 sera composée de cinq spectacles grand public, d’un spectacle pour les adolescents dans le volet Nouvelles Générations et enfin d’un spectacle pour le Jeune Public. Trois de ces spectacles sont des productions maison.

La première pièce de la saison, Le Fa le do de Luc Moquin, représente la conclusion du projet sur cinq ans avec le Théâtre la Catapulte.

Dans un style film noir, une intrigue s’installe autour d’un enregistrement sur un ruban magnétique déterré par Albert, un archiviste en fin de carrière, à qui l’on a donné la tâche de nettoyer un entrepôt.

«Luc Moquin a été en résidence avec nous pendant cinq ans et on se rencontrait périodiquement. J’aimais beaucoup le théâtre musical et on s’est dit qu’on pourrait essayer. Je voulais juste que ça parle de Toronto. C’est une pièce de théâtre entrecoupée de musique», indique Guy Mignault à propos de cette première pièce qui sera présentée en octobre.

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La deuxième production maison est un collage autour de la pièce de Molière Les Précieuses ridicules.

Là aussi, le théâtre sera mêlé à la musique dans cette création qui nous parle des nouveaux snobs, foodies, bobos, qui ne sont pas moins ridicules que les Précieuses du XVIIe siècle.

La dernière pièce mise en scène au TfT intéressera certainement les plus jeunes, puisqu’il s’agit des Zinspirés, mis en scène par Piere Simpson. Les Zinspirés 2.0, écrit par de jeunes auteurs torontois est une fenêtre ouverte sur l’univers adolescent, les rêves, les préoccupations, et la fantaisie d’une génération en devenir. «Ça a été fantastique cette année, pour notre première. Il y a eu un buzz et on a reçu beaucoup beaucoup d’inscriptions pour cette année», dit Guy Mignault.

En plus de ces trois productions locales, voilà le programme que vous a concocté le TfT pour 2013-2014 :

Un, de Mani Soleymanlou: texte, mise en scène et interprétation de Mani Soleymanlou.

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Un homme, presque seul sur scène, cherche, trouve, perd, oublie, rejette et ignore tout ce qu’il a toujours pensé vouloir être. Cette pièce trace les origines de son auteur, Mani Soleymanlou, de sa naissance en Iran, jusqu’à sa résidence actuelle à Montréal, en passant par Paris, Toronto et Ottawa. Une quête de vérité… une réflexion sur l’appartenance et l’identité. Que veut dire «être quelque chose»? Que veut dire «venir de quelque part»? Qu’est-ce qui fait de nous ce que nous sommes?

«Mani est un ancien d’Étienne-Brûlé, il a vu plusieurs saisons du TfT avant de partir étudier à Ottawa et d’éventuellement finir à l’École nationale», se souvient Guy Mignault.

Cher menteur, de George Bernard Shaw et Beatrice Stella Campbell.

Cher menteur, l’histoire de lettres échangées par deux amants célèbres traduite par Jean Cocteau. Elle, une actrice connue, Béatrice Stella Campbell, dotée d’une plume acidulée… Lui, George Bernard Shaw, grand dramaturge adulé par le «Tout Londres». Humour british jubilatoire, amour tendre et sincère, cette correspondance de plus de 40 ans est devenue, entre autres grâce à Jean Cocteau, un véritable objet théâtral.

 «C’est le clou de la saison», selon le directeur artistique du TfT

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Mes singeries vocales, de Bruno Coppens.

Pour souffler ses 50 «boogies», Bruno Coppens a concocté un spectacle-cabaret du tonnerre! Jongleur fou des mots, créateur de délires verbaux à couper le souffle, retrouvez Bruno Coppens et son pianiste pour un duo infernal. Encore une pièce où la musique aura toute son importance.

L’Atelier, Compagnie bouge de là.

Une rencontre entre la danse et les arts plastiques. Voilà la proposition au coeur du spectacle L’Atelier. Représenter des courants-clés de l’histoire de l’art à travers la danse: le dripping de Pollock, l’expressionnisme, le pop art.

Chaque mouvement dessine une ligne, une tache, une forme, une couleur… et soudain, une oeuvre s’invente sous nos yeux, nous entraînant allégrement sur les sentiers de la création.

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Surfant sur la vague du succès que remportent les soirées avec surtitres, le TfT continue d’en développer l’idée pour la huitième année consécutive, en proposant plus de la moitié des représentations avec surtitres en anglais pour ses spectacles grand public.

Pour finir, le TfT propose diverses formules d’abonnement, adaptées à tous les besoins: un abonnement de saison de 7, 5 ou 3 pièces et un laissez-passer de 4 billets libres.

Les prix varient entre 96 $ pour les artistes, les gens des métiers de la scène et les moins de 30 ans, et
240 $.

Renseignements:

Pour en savoir plus sur la saison 2013-2014 du TfT, visitez www.theatrefrancais.com ou 416.534.6604.

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