Kathleen Wynne sera assermentée le 11 février

La nouvelle première ministre connaît bien les problématiques de la francophonie ontarienne

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à 10h53 HNE, le 31 janvier 2013.

TORONTO – Kathleen Wynne sera assermentée comme première ministre de l’Ontario le 11 février.

La date de la cérémonie d’assermentation de la première ministre désignée et des membres de son nouveau gouvernement a été annoncée jeudi dans la foulée de la passation des pouvoirs.

Une rencontre était organisée jeudi matin entre Mme Wynne, le premier ministre sortant Dalton McGuinty et le lieutenant-gouverneur David Onley.

Kathleen Wynne a remporté la course à la direction du parti libéral provincial samedi dernier.

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Les travaux de l’Assemblée législative reprendront le 19 février.

M. McGuinty, qui a annoncé sa démission le 15 octobre, continuera de siéger comme député jusqu’aux prochaines élections.

Francophones

Les réactions de la communauté francophone n’ont pas tardé après l’élection de Kathleen Wynne à la tête du Parti libéral de l’Ontario samedi soir.

La nouvelle première ministre est une figure bien connue de la communauté et notamment des enseignants, qui l’ont eu comme ministre de l’Éducation de 2006 à 2010. Francophile avertie, elle avait répondu à un questionnaire de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario avant les élections, expliquant qu’elle était prête à faire avancer les dossiers francophones, même si certaines réponses restaient floues.

«Nous sommes confiants que Mme Wynne travaillera dans l’intérêt de tous les francophones de l’Ontario. Elle est reconnue pour son enthousiasme à faire avancer des dossiers, pour son sens de la justice et pour ses talents de médiatrice. Nous voulons maintenant qu’elle passe à l’action rapidement», a déclaré le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Denis Vaillancourt.

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L’AFO compte travailler avec le gouvernement sur des dossiers prioritaires comme l’enchâssement de nos droits linguistiques dans la constitution et la désignation officielle de l’hôpital Montfort comme centre hospitalier universitaire. Ou encore l’amélioration de l’accessibilité aux études postsecondaires en français dans les régions du Centre-Sud-Ouest.

Enfin, l’AFO veut aussi réitérer l’importance de donner le même statut au poste de commissaire aux services en français que celui des autres commissaires qui se rapportent à la législature. «Les défis sont encore nombreux et nous voulons des engagements concrets de notre première ministre pour que notre francophonie soit reconnue pour sa contribution et son apport inestimable à l’essor de notre province», conclut Denis Vaillancourt.

Carol Jolin, président de l’Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) assure lui-aussi des bonnes relations passées entre Kathleen Wynne et son organisme.

«On a eu des bonnes relations avec elle et on sait qu’elle va amener la même éthique dans son travail. Nous, on va demander un rendez-vous pour adresser les problématiques, mais elle connaît bien la réalité, c’est une francophile convaincue ce qui est un atout en soi.»

Carol Jolin ajoute que les trois candidats favoris étaient tous des anciens ministres de l’Éducation, ce qui rassurait l’AEFO.

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