Journée de mobilisation pour une université franco-ontarienne

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Une première Journée d’action provinciale pour la création d’une université franco-ontarienne sera soulignée le jeudi 18 février devant l’Assemblée législative de l’Ontario à Toronto.

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) dénoncent ici «la lenteur du gouvernement provincial» dans ce dossier.

Il y a un an presque jour pour jour, ces trois organismes présentaient officiellement à Queen’s Park la demande d’une institution universitaire par et pour les Franco-Ontariens.

La députée néo-démocrate France Gélinas en a fait un projet de loi privé sur la création d’un comité de gouvernance, qui a passé, en décembre, la deuxième lecture, avec l’appui des trois partis.

Mais on est encore loin de la coupe aux lèvres, un important travail en commission parlementaire, qui n’est pas encore commencé, devant précéder tout vote final. Surtout, le gouvernement attend au printemps un rapport d’experts sur la question.

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AFO, RÉFO et FESFO invitent la communauté franco-ontarienne à se mobiliser «pour démontrer leur appui envers ce grand projet qui forgera l’avenir de la francophonie ontarienne». Un transport gratuit sera organisé vers Queen’s Park à partir de Sudbury, Ottawa et Welland, avec des arrêts à Barrie, Glendon, Kingston et Hamilton.

«Depuis la tenue des États généraux sur le postsecondaire en Ontario français en 2014», font-ils valoir, «la communauté franco-ontarienne a été claire quant à son souhait de voir naître une nouvelle université de langue française dans la province, dont le premier campus serait situé dans le Grand Toronto.»

«Cette aspiration a été réitérée par toutes les générations depuis les années 1940», affirme Rym Ben Berrah, coprésidente du RÉFO. «La création d’un tel milieu du savoir et de vie en français constitue un projet concret et rassembleur qui permettra d’assurer l’épanouissement de la langue et des cultures françaises pour des générations à venir.»

Pour Jérémie J. Spadafora, président de la FESFO, «les jeunes du secondaire sont tannés de ne pas avoir suffisamment de choix en ce qui concerne les programmes postsecondaires en français dans la province. Ils et elles en ont assez de devoir s’exiler ou s’assimiler après avoir fait toutes leurs études primaires et secondaires dans leur langue.»
Il promet d’ailleurs que l’événement du 18 féveier n’est qu’une première d’une série d’actions à venir en 2016.

«Il est temps qu’il y ait une volonté claire d’investir à long terme dans ce dossier», insiste Denis Vaillancourt, président de l’AFO.

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Selon lui, il est urgent de créer un Conseil des gouverneurs transitoire pour qu’un premier campus voit le jour à Toronto d’ici 2018. Cette date n’est toutefois pas réaliste, a déjà commenté la ministre des Affaires francophones Madeleine Meilleur.

Renseignements: La Journée d’action commencera par une marche du 900, rue Bay vers Queen’s Park à 11h30, suivie d’une période de discours et une offre de cours universitaires en plein air de 12h15 à 13h30 sur le parterre Sud de l’Assemblée législative.

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