Jordaens, le peintre par excellence de la Flandre du XVIIe siècle

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Jacob Jordaens (1593-1678) a obtenu de nos encyclopédies modernes ces têtes d’articles élogieuses: «À la mort de Rubens (1640) et de Van Dyck (1641), Jordaens fut considéré comme le premier peintre de sa ville natale.» (Larousse) «Plus encore que Rubens au génie plus universel, aux préoccupations humanistes plus avouées, ou que Van Dyck aux curiosités inquiètes, Jacob Jordaens est le peintre flamand par excellence.» (Universalis)

C’est assez dire que ce peintre mérite de retenir toute notre attention, d’autant que nous le connaissons mois bien que Rubens ou Van Dyck.

Une occasion unique nous est offerte d’enrichir nos connaissances grâce à une exposition exceptionnelle, si l’on a la possibilité de la voir au Petit Palais de Paris, ou au livre d’art qui l’accompagne et qui nous offre quelque 120 tableaux de cet illustre artiste.

Et si cette exposition est exceptionnelle, et de ce fait son catalogue l’est tout autant, c’est parce qu’il s’agit d’une grande rétrospective regroupant des tableaux provenant d’importants musées français et internationaux: Belgique, Russie, États-Unis, Suède, Hongrie, Israël, Espagne ou Autriche.

Elle permet d’évoquer la richesse et la diversité de l’inspiration de Jordaens, de ses célèbres portraits de famille aux grandes compositions religieuses, des fameux Proverbes illustrant des sujets populaires aux scènes de banquet, comme l’incomparable Le Roi boit, aux cartons de tapisseries, en passant par son goût pour le clair-obscur ou les maîtres flamands du siècle précédent. C’est vraiment une occasion unique qui nous est proposée.

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Jacques

Jacob Jordaens ou Jacques Jordaens, comme il signait, est né à Anvers le 19 mai l593 dans une famille bourgeoise bien nantie. Son père est un marchand de tissu. Il est l’aîné d’une famille de dix enfants, huit filles et deux garons. Om ne sait pas grand-chose de son enfance.

À 14 ans, on le retrouve auprès d’un peintre anversois, Adam van Noort (1561-1641) qui connaissait la peinture italienne pour s’être rendu en Italie, et qui assure sa formation. Il reste à ses côtés jusqu’en 1618. À la mi-1616 il avait épousé la fille aînée de cette famille, Catharina, avec laquelle il aura trois enfants.

Jordaens commence à produire ses propres œuvres, comme la Sainte Famille, 1616, L’Adoration des bergers, v. 1617, Les Filles de Cécrops, L’Allégorie de la Fécondité, La Crucifixion, La Tentation de la Madeleine (v. 1620).

Il collabore avec Rubens pendant 20 ans, de 1620 à 1640, tout en poursuivant son propre travail.

À la mort de Rubens, en 1640, ses héritiers confient à Jordaens l’achèvement de deux œuvres, Hercule et Andromède.

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«Jordaens est considéré comme le premier peintre des Pays-Bas méridionaux, position affermie par la disparition de Van Dyck, l’année suivante.»

Son art

Le directeur du Petit Palais en donne les grandes caractéristiques: «Jordaens sait mieux qu’aucun autre rendre compte d’un esprit flamand truculent, poussant parfois à l’excès – pour notre œil moderne – la grâce plantureuse de ses modèles.

Mise en avant par une historiographie qui en a fait le porte-drapeau d’une identité traditionnelle que la carrière trop internationale de Rubens et de Van Dyck ne pouvait porter, cette verve sans égale n’exclut pas toute recherche esthétique complexe ni toute culture.

À Paris, l’on ne se privera pas du plaisir d’admirer les proverbes de Jordaens, ni même de comparer les versions du Roi boit! ou de «Comme les vieux ont chanté, ainsi les jeunes jouent de la flûte».

Mais les autres facettes de son art brillent ici tout autant, du portraitiste au décorateur de fêtes, du grand peintre religieux des églises de la Contre-Réforme au cartonnier pour les manufactures de tapisseries de Bruxelles, sans oublier son rôle de chef d’atelier quand, pour répondre aux commandes qui affluent, il doit s’entourer de collaborateurs.»

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Exposition et livre d’art

L’exposition est organisée selon un parcours scénographique soigneusement adapté à la présentation du peintre et de ses œuvres, cc qui en rend la lecture à la foi facile et attrayante pour découvrir le talent de cet artiste.

Le catalogue suit pratiquement le même ordre, ce qui en fait un ouvrage très complet et unique pour avoir en main une vue d’ensemble sur l’artiste et ses œuvres.

En voici quelques chapitres: Jordaens, un artiste mal compris; Jordaens, le bourgeois absolu; Jordaens Pictor Antverpiae: l’artiste et sa famille; Le milieu des peintres à Anvers; La Bible et la vie des saints; Histoire profane et Mythologie; «Quotidien» et Proverbes; L’Atelier; Portraits et figures; Modèles, cartons de tapisserie et tentures.

Dans le catalogue grand format, 29×25 cm, les reproductions d’œuvres de Jordaens en couleur sont commentées sur la page d’en face. C’est, sans aucun doute, un merveilleux livre d’art que l’on gardera après une visite de l’exposition ou que l’on peut se procurer par les canaux habituels.

C’est un précieux ouvrage à offrirai en cadeau de fin d’année à tout amateur d’art ou de découverte.

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