Jeux olympiques et droits de la personne

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Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie, et le gouvernement qu’il dirige se sont assurés, malgré eux, que les XXIIe Jeux olympiques d’hiver qui se déroulent à Sotchi jusqu’au 23 février, puis les Jeux paralympiques d’hiver de 2014 qui auront lieu le mois prochain dans la même ville hôte, ne soient pas seulement un rendez-vous international des meilleurs athlètes, mais également une occasion de se conscientiser sur la situation des droits de la personne au pays de la vodka.

Dès que Poutine a promulgué en juin dernier une loi interdisant la «propagande» de l’homosexualité devant les mineurs, de nombreux défenseurs des droits de la personne et de la communauté homosexuelle ont critiqué vivement ce texte législatif dont la rédaction imprécise pourrait, selon eux, être utilisée pour interdire tout événement organisé par des homosexuels.

Plusieurs artistes dont Elton John ont profité de leurs concerts pour dénoncer cette loi. Et, en prenant position contre la législation russe quelques jours avant l’ouverture des Jeux, l’importante compagnie américaine AT&T a montré que même des sociétés commerciales ne pouvaient demeurer indifférentes. Mais, pour obtenir un impact vraiment «olympique», l’ICDI ne devrait-il pas diffuser d’ici l’ouverture des Jeux paralympiques une version de sa vidéo dans chacune des langues des Jeux olympiques?

Le 6 février dernier, à la veille de l’ouverture des Jeux, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a rappelé la capacité du sport à transcender les barrières et à faire progresser les droits de la personne. «Les Jeux olympiques représentent le pouvoir du sport à rassembler les gens sans distinction d’âge, de race, de classe, de religion, de capacité, de sexe, d’orientation sexuelle ou de genre», a dit le Secrétaire général dans un discours lors de la 126e session du Comité international olympique à Sotchi.

Le pouvoir du sport

«Le sport peut faire progresser les droits de l’homme. L’an dernier les Nations Unies ont marqué la Journée internationale pour l’élimination des discriminations raciales en se concentrant sur le pouvoir du sport. Nous sommes tous conscients de la nécessité de combattre les démonstrations racistes lors d’événements sportifs. Et en décembre dernier, le thème de la journée des droits de l’homme était ‘Le sport s’affiche contre l’homophobie’», a-t-il ajouté.

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«De nombreux athlètes professionnels, gais et hétérosexuels, s’expriment contre les préjugés. Nous devons tous nous exprimer contre les attaques visant les lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (LGBT). Nous devons nous opposer aux arrestations, aux emprisonnements et aux restrictions discriminatoires qu’ils affrontent», a-t-il encore dit.

Le Secrétaire général des Nations Unies a rappelé que l’ONU soutenait fermement sa campagne «Libres et égaux» destinée à promouvoir les droits des LGBT.

Lancée en juillet dernier, cette campagne d’information mondiale sans précédent vise à sensibiliser le public sur la violence et la discrimination homophobe, et à promouvoir un meilleur respect des droits des lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres partout dans le monde.

Le Secrétaire général a également estimé que le sport pouvait aider à l’autonomisation des femmes. Il a noté que pour la première fois dans l’histoire des Jeux olympiques d’hiver, des femmes allaient concourir dans le saut à ski.

«Les Jeux olympiques nous donnent l’occasion de célébrer le droit de tous de concourir sur un pied d’égalité, peu importe à quoi ils ressemblent, d’où ils viennent ou qui ils aiment», a-t-il dit.

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En 2011, selon le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH), plus de 76 pays faisaient d’une relation consensuelle entre deux personnes de même sexe un délit pénal, passible de sanctions allant de l’emprisonnement à la peine de mort.

Dans beaucoup de pays, les lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transgenres font également face à des discriminations en matière d’éducation, de santé ou sur le lieu de travail. En 2011, 85 États ont signé une déclaration par laquelle ils expriment leurs préoccupations devant les violations des droits des LGBT.

Institut de la diversité

En parallèle avec les Jeux olympiques, des manifestations ont été tenues dans plusieurs villes canadiennes. Une des initiatives les plus remarquées a été celle de l’Institut canadien de la diversité et de l’inclusion (ICDI) qui a diffusé sur Internet une vidéo humoristique où, avec un subtil cadrage et des ralentis bien choisis, deux hommes en combinaison moulante s’adonnent à une session de démarrage de luge.

L’ICDI est un organisme à but non lucratif qui concentre ses efforts sur la gestion de la diversité, l’inclusion, l’équité et les droits de la personne. L’ICDI aide les employeurs canadiens à gérer effectivement les problèmes reliés à la diversité et l’inclusion dans leur milieu de travail. L’Institut a d’importants partenaires fondateurs, dont CBC-Radio-Canada, la Banque Royale du Canada, les cabinets de comptabilité Deloitte et KPMG, le cabinet juridique McCarthy Tétrault…

Le siège social de l’lCDI est au 820 — 2, rue Carlton, Toronto M5B 1J3 ; téléphone : (416) 968-6520. On m’informe que, prochainement, le site Internet www.cidi-icdi.ca et le feuillet d’adhésion seront disponibles en français.

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