Jeux de rôles pour comprendre la politique ontarienne

9e parlement jeunesse

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Journalistes, membres d’une ONG ou députés, 80 jeunes sont venus participer au jeu politique, du 3 au 7 mars, grâce à la 9e édition du Parlement jeunesse organisé par la FESFO à Queen’s Park. C’était l’occasion pour ces élèves franco-ontariens de 11e et 12e année de découvrir le système politique ontarien.

Une semaine, trois projets de lois et cinq groupes de travail: les élèves peuvent ainsi en apprendre davantage sur les rôles reliés à la sphère politique et l’influence que chacun peut exercer.

Trois projets de loi sont à l’ordre du jour: l’interdiction du service au volant (pour des considérations environnementales), l’abolition du salaire minimum (pour créer de l’emploi) et la reconnaissance du bilinguisme officiel en Ontario.

Journalistes et ONG

Chez les journalistes, on se répartit le travail. Une liste d’articles à traiter est éditée par le ministère de l’Éducation. En plus de cela, ils doivent publier un journal qui, de la mise en page aux photos, est entièrement réalisé par leurs soins.

Robin a choisi ce groupe de travail, car il trouvait «intéressant d’écrire sur ce que les gens pensent». Les journalistes se dispersent, on les retrouve dans la salle de travail des ONG, à la recherche d’informations croustillantes.

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Dans ce groupe-ci, l’action est le principal mot d’ordre. L’objectif des ONG (organismes non gouvernementaux) est de mettre en œuvre des moyens de pression afin de faire plier les partis ou au contraire de les appuyer. Ils doivent aussi éditer un communiqué pour expliquer leurs positions après chaque session.

Et comme tout organisme professionnel, des porte-paroles ont été élus en début de semaine. «Je dois rencontrer tous les partis et leur expliquer nos positions et actions; je n’ai jamais fait ça avant donc ça m’apprend beaucoup de choses sur la politique et le rôle qu’ont les ONG», explique Michelle, qui souhaite, plus tard, travailler auprès de Médecins sans frontières.

Sur la question de l’abolition du salaire minimum, leur position est claire: ils sont contre. Il s’agit maintenant de mettre en place des actions pour influencer les partis. Au programme un «sitting», une pétition et la publication de caricatures.

Députés en herbe

Forts de leur rencontre avec de vrais députés en début de semaine, c’est au tour des élèves de revêtir le costume des politiciens. Qu’ils soient de droite, de gauche ou centristes, ils vont simuler les débats autour des projets de loi.

«Je ne suis pas nécessairement de droite, mais je trouvais ça très intéressant de me mettre dans les souliers de quelqu’un d’autre. Ça me permet de comprendre comment ils pensent», nous confie Jérémie, qui prépare sa déclaration pour le débat de l’après-midi à l’Assemblée législative.

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Dans le camp adverse, on prépare aussi les interventions. Naomi, qui représente le ministère de l’Éducation, est en train de rédiger sa déclaration au président de la Chambre. C’est à propos du projet visant à abolir le salaire minimum. Selon elle, à long terme, cela aggraverait l’endettement des étudiants, d’autant plus que les frais de scolarité augmentent. «Les jeunes sont l’avenir de la société, il faut les aider», déclare-t-elle, déjà habitée par son personnage.

Au terme des débats, deux projets de loi ont été adoptés, celui sur l’interdiction du service au volant et le bilinguisme en Ontario. L’abolition du salaire minimum, elle, a été refusé.

Pour tous cette expérience est une réussite, et certains songent déjà à la prochaine édition du Parlement jeunesse.

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