Insoutenable question des liquidités

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Difficile de saisir les tenants et aboutissants de la crise de liquidités en cours en Amérique du Nord mais également en Europe. Essayons de résumer: des prêteurs hypothécaires à risque font faillite parce que des clients ne sont plus en mesure de payer leur hypothèque.

Jusque là, on comprend. Comme c’est toujours le cas, des produits financiers sont créés pour permettre aux prêteurs d’avoir des liquidités. Ces produits, vendus à des investisseurs, sont donc garantis par les hypothèques, quelles soient à risque ou non.

Ces produits sont aussi garantis par d’autres types de crédit. Lorsque les prêteurs font faillite, les fonds associés aux hypothèques en question perdent de la valeur et de l’intérêt. Les émetteurs de ces fonds se retrouvent alors dans une situation périlleuse: ils ne trouvent plus d’acheteurs, ils manquent de liquidités… et la panique s’installe à bord. Vous me suivez?

Les banques centrales doivent intervenir pour injecter des fonds et permettre aux émetteurs de vendre leurs fonds. Des avoirs sont gelés pour éviter que tout le monde retire son argent des fonds en question. Et, ce qui est une crise du crédit hypothécaire à risque se transforme en crise de liquidité, en crise financière, boursière, une crise de confiance… et peut-être que cette panique peut se répercuter sur d’autres secteurs de l’économie.

Nous n’en sommes pas là, mais la nervosité est palpable et les analystes s’entendent pour dire que d’autres mauvaises nouvelles sont possibles. Les Américains sont très endettés; bien des gens ont acheté des maisons sans en avoir les moyens et des entreprises de prêts à risque en ont profité amplement. Aujourd’hui, ces entreprises font face à une crise et leur audace démesurée pourrait se transformer en catastrophe pour des milliers d’épargnants. 

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En attendant…

Avant de vraiment mesurer les dégats de la crise de liquidités pour les institutions financières, la banque TD a annoncé ses résultats financiers pour son troisième trimestre la semaine dernière.

Ainsi, pour les mois de mai, juin et juillet, la TD a dévoilé une hausse de 39% de ses profits nets pour un total de 1,103 milliard de dollars. Tous les secteurs de la TD ont contribué à cette forte hausse du bénéfice. La banque a annoncé l’augmentation de son dividende versé aux détenteurs d’actions ordinaires.

Fin de l’affaire Bre-X

Cette décision en choquera plusieurs: la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario ne va pas porter en appel le jugement du tribunal ontarien concernant l’ancien géologue de la compagnie minière Bre-X, John Felderhof.

Le mois dernier, après un très long procès, l’homme d’affaires a été jugé non coupable de délit d’inité et d’avoir autorisé la publication de communiqués de presse trompeurs. Personne n’a été reconnu coupable dans le scandale Bre-X, qui a fait perdre des milliards de dollars aux investisseurs.
 

Des surplus…

À quelques semaines des élections, le gouvernement de l’Ontario a annoncé des chiffres reluisants quant à l’équilibre budgétaire dans la province. Pour l’exercice 2006-2007, Queen’s Park a révisé à la hausse le surplus, de 300 millions à 2,3 miliards de dollars.

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L’Ontario prévoit atteindre l’équilibre en 2007-2008. Déjà, la province a enregistré davantage de revenus et a révisé à la baisse ses paiments d’intérêts sur sa dette.

Ce bilan avantageux n’empêche pas le Premier ministre libéral Dalton McGuinty de perdre un peu de sa popularité. Selon un sondage rapporté par le Globe and Mail, la semaine dernière, le Parti libéral pourrait former un gouvernement minoritaire suite aux élections du 10 octobre prochain.
 
Gérald Fillion est journaliste spécialisé en économie à Radio-Canada. Consultez son carnet: www.radio-canada.ca/carnet.

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