Imprimante 3D: créez vos propres objets à la bibliothèque

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Satisfaction. Vous savez, ce sentiment qu’on éprouve, lorsque, après des heures de recherche, on tombe enfin sur lui: le produit fait pour nous. Original, idéal, la représentation exacte de ce que l’on cherchait.

On est d’accord, c’est rare, et c’est un peu le parcours du combattant, pour ne pas dire mission impossible. Mais avant de baisser les bras, avez-vous pensé à passer à la bibliothèque? Car oui, celui qui dit que cette dernière n’est faite que pour lire a bien tort. Désormais, on peut y créer toutes sortes d’objets, via l’utilisation d’imprimantes 3D.

Besoin d’un nouvel étui pour votre téléphone? Oui, il vous suffirait d’une dizaine de minutes et d’environ 20 $ pour vous le procurer. Un jeu d’enfant. Mais êtes vous certains d’avoir fait bonne affaire, lorsque vous pourriez en avoir un totalement à votre image, et à moindre prix.

C’est un peu le concept de l’imprimante 3D: permettre aux utilisateurs de créer leurs propres objets, entièrement adaptés à leurs besoins, de la conception à la création. C’est le défi que s’est lancée la bibliothèque de référence de Toronto.

Service clé en main

Depuis le 4 février, la bibliothèque a ouvert des sessions d’initiation à l’impression en 3D.

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«Nous avons définitivement pensé que ce serait utile. La principale raison pour laquelle nous l’avons fait est que la bibliothèque est très évolutive. Il y avait une demande des visiteurs et du personnel de placer le service à un plus haut niveau. Nous aidons les gens en terme de recherche, de travail et d’éducation», explique Greg Astill, technicien en web design à la bibliothèque de référence de Toronto, en charge de l’encadrement des cours.

«Les gens pourraient simplement consulter des livres sur les programmes numériques en web design, mais maintenant ils ont toutes les possibilités en main, et c’est extraordinaire.»

Deux types de cours sont actuellement accessibles à la bibliothèque, à raison de 3 ou 4 rendez-vous par semaine. «Le premier a lieu sur l’imprimante 3D elle-même: le fonctionnement de l’appareil, ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire avec, le processus d’impression, etc.», explique Greg Astill.

«Cette technologie est nouvelle pour les gens et nous nous assurons de faire tomber les barrières entre eux et cette dernière.»

L’autre cours, lui, concerne davantage la conception et le design. «Les élèves apprennent à utiliser le logiciel, et à transposer ce qu’ils visualisent dans leurs têtes en représentation physique concrète.»

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Les intéressés ont également accès au matériel et peuvent ensuite travailler en autonomie, encadrés par le personnel de la bibliothèque.

Le service est accessible au grand public. L’utilisateur paie seulement ses frais d’impression papier et plastique, à raison de 5¢ par minute. Pour deux heures d’impression, le maximum possible à la bibliothèque, ce dernier déboursera donc 7 $.

Et il y en a pour tous les goûts. «Ça peut vraiment être de tout. L’objet le plus populaire est l’étui pour téléphone. Les gens conçoivent et adaptent également leurs propres bijoux, d’autres viennent à des fins professionnelles…», raconte Greg Astill.

Mais avant de créer, la bibliothèque doit d’abord valider le projet. «Il y a des règles qui définissent ce qui peut être fait ou pas. Nous voulons éviter tout ce qui a un caractère violent, de nature sexuelle, etc.»

Succès

Et le concept cartonne. À croire que les personnes à la recherche du petit truc sont plus nombreuses que ce que l’on pense. Au moment du lancement, les cours ont affiché complet en seulement trois jours.

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«Nous avons commencé le 4 février, et programmé 20 sessions pour deux mois. 400 personnes se sont inscrites d’ici la fin mars, et les cours ont affiché complet en 3 jours », raconte Greg Astill.

La bibliothèque envisage donc d’augmenter l’offre. «On essaie d’initier de plus en plus de personnes, d’ajouter des dates. Nous n’y sommes pas encore, mais nous espérons proposer plus de dates pour avril et mai. Nous n’allons pas trop loin en avant, nous avions prévu pour deux mois, nous verrons d’ici là.»

Et ce qui explique ce succès, c’est l’originalité du produit. «Chaque personne est différente, et a ses propres besoins et désirs. C’est beaucoup plus stimulant parce que vous créez votre propre travail, et vous vous sentez plus satisfait, parce que cet objet a été fait spécialement pour vous», souligne Greg Astill. 

«Vous voyez votre concept grandir et devenir un objet physique. C’est un sentiment unique. Il suffit de voir l’expression des gens lorsqu’ils conçoivent leur objet eux-mêmes. Leurs visages s’illuminent parce qu’ils voient le dur travail qu’ils ont investi dedans. C’est un sentiment de fierté.»

On le saura, pour trouver chaussure a son pied, il faut aller à la bibliothèque. Et ça, ce n’était pas marqué dans les livres.

Informations et inscriptions sur le site torontopubliclibrary.ca

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