Hyper Casher: trente jours ont passés, les Juifs de Toronto n’ont pas oublié

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La soirée du mardi 10 février était synonyme de recueillement pour la communauté juive marocaine de Toronto. Rassemblés au Centre séphardique Kehila, situé à Thornhill, ses membres et son président, Simon Kesslassy, ont rendu un dernier hommage aux quatre Juifs assassinés au supermarché Hyper Casher de Paris dans le sillage des attentats contre le journal Charlie Hebdo.

Condamnant cet «acte criminel et antisémite», Simon Kesslassy a estimé nécessaire de montrer le soutien de la communauté juive marocaine de Toronto aux familles des victimes au cours d’une cérémonie religieuse qui leur est dédiée. «Nous avons jugé que nous devions faire des services selon le calendrier hébraïque le 30e jour de leur mort. »

Posées devant leur photographie fixée sur un chevalet, quatre bougies, une pour chaque victime, furent allumées par huit jeunes élèves de l’école du centre Kehila. La lueur religieuse de leurs flammes illuminait les visages de Yohav Hattab, Yohan Cohen, Philippe Braham et François-Michel Saada.

L’événement se déroulait en présence de Mark Adler, député de York-Centre, Maurizio Bevilacqua, maire de la ville de Vaughan, Jean-François Casabonne Masonnave, consul général de France à Toronto, et Gad Alon, consul général d’Israël.

Lutter contre le djihadisme

Derrière l’hommage rendu aux quatre victimes du supermarché casher, les invités d’honneur ont profité de l’occasion pour affirmer leur attachement aux valeurs de la liberté et de la démocratie, et ont appelé au rassemblement pour lutter contre le djihadisme.

«J’en ai assez de faire le deuil de gens innocents», s’est exclamé Mark Adler. «Nous devons arrêter la propagation du mouvement djihadiste radical qui, j’en suis sûr, arrivera au Canada.»

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«Je me suis senti visé en tant que citoyen français portant des valeurs de liberté et de démocratie», a renchéri Jean-François Casabonne Masonnave, après avoir évoqué, d’une voix émue, les évènements tragiques survenus en France au mois de janvier.

«La marche républicaine [à Paris, le 11 janvier] signifiait: ‘je veux vivre dans un pays où les gens peuvent lire le journal quand ils veulent, où les gens peuvent aller au supermarché quand ils veulent…’»

«Notre seul crime est de vivre différemment», a ajouté Gad Alon.

Simon Kesslassy a conclu la soirée en prononçant un «message de solidarité» dans lequel il a principalement rappelé son soutien aux familles des victimes, ainsi que la bravoure de Lassana Bathily qui a secouru les otages du supermarché casher.

Les hymnes nationaux de France, d’Israël et du Canada ont retenti dans le hall du centre Kehila, mettant fin à cette émouvante cérémonie.

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