Hommage à Bernard Grandmaître

au colloque sur le 25e anniversaire de la Loi sur les services en français

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La Faculté de droit de l’Université d’Ottawa a remis un doctorat honorifique à Bernard Grandmaître, l’ancien ministre délégué aux Affaires francophones de l’Ontario, lors d’un gala tenu ce jeudi 17 novembre, dans le cadre du Colloque de deux jours sur les 25 ans de la Loi sur les services en français.


«Nous sommes fiers de rendre hommage à Bernard Grandmaître, un homme politique qui a notamment joué un rôle clé dans l’adoption de la Loi sur les services en français, franchissant ainsi un pas important pour les Franco-Ontariens et Franco-Ontariennes», a indiqué Allan Rock, recteur de l’Université d’Ottawa.


«Bernard Grandmaître a profondément marqué l’histoire. Son travail et sa vision ont permis l’épanouissement des communautés francophones en Ontario. Cette loi, qui nous sert depuis 25 ans, est une reconnaissance qui va au-delà des symboles», a déclaré Me François Boileau, commissaire aux services en français.


Bernard Grandmaître a été maire, député et ministre au cours d’une carrière politique de plus de 20 ans qui a débuté en 1969. C’est en 1986, lorsqu’il était ministre délégué aux Affaires francophones, qu’il a fait adopter, à l’unanimité, la Loi sur les services en français.


Régions et institutions désignées


La Loi sur les services en français oblige le gouvernement de l’Ontario à fournir des services en français aux citoyens, notamment dans 25 régions désignées. Des institutions francophones comme des hôpitaux et des collèges peuvent également demander à être «désignées» sous la Loi, ce qui leur confère certains avantages et obligations.


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Le journal Le Droit, d’Ottawa, rapportait d’ailleurs la semaine dernière que l’Université d’Ottawa, hôte du colloque, refuse toujours la désignation pour se soustraire à la juridiction du commissaire provincial aux services en français. C’était pourtant là la recommandation, en 2007, de son groupe de travail sur les programmes et services en français. Une désignation obligerait l’Université à maintenir les services et cours actuellement dispensés en français, et à offrir tout nouveau service dans les deux langues.


Le Droit a obtenu copie d’un avis juridique confidentiel, corédigé par l’ex-juge de la Cour suprême Michel Bastarache, dans lequel on souligne que cette désignation, en plus de cimenter le mandat de l’université «concernant la préservation et le développement de la culture française en Ontario», pourrait «servir de rempart contre la réduction ou l’élimination de programmes et services en langue française».


Cinq thèmes


Le Colloque sur les 25 ans de la Loi sur les services en français est né d’une collaboration entre la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, le Commissariat aux services en français, l’Association des juristes d’expression française de l’Ontario (AJEFO) et le GroupeMédia TFO, avec le soutien de l’Office des affaires francophones.


Des représentants de divers horizons et domaines d’activités de la francophonie ontarienne y ont discuté de droits linguistiques sous cinq thèmes: le rôle de la Loi et du Commissariat aux services en français, les raisons pour demander des services en français, les raisons d’aimer la nouvelle francophonie ontarienne, les raisons pour demander la désignation de sa région ou de son institution sous la Loi, et les pistes d’avenir.


L’événement s’adressait autant aux chercheurs universitaires et juristes qu’au grand public.


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Tournant historique


Selon Denis Vaillancourt, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, «la destinée des francophones de l’Ontario a pris un tournant historique» avec l’adoption de la Loi sur les services en français.


«En 2011, La Loi reste un levier essentiel pour la pérennité de notre communauté et le rayonnement de notre langue et de notre culture», dit-il.


Il avertit cependant que «si sa pertinence ne peut être remise en question, l’heure de vrais changements a sonné.


Le gouvernement de l’Ontario doit réviser le statut de la Loi et lui donner plus de corps. La réalité est là: la population francophone en Ontario accuse une croissance significative due, entre autres, à l’immigration dans notre communauté, l’offre active des services ne répond pas adéquatement aux besoins de la population.»


«Pour les années à venir, l’Assemblée souhaite un geste de la part du gouvernement de l’Ontario avec des modifications à la Loi pour qu’elle reste un véritable instrument de développement pour un environnement structurant de notre communauté franco-ontarienne.»

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