Harper et la tentation de la défaite

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Stephen Harper est allé en élection le 14 octobre pour les mêmes raisons que Jean Charest le 8 décembre: obtenir un gouvernement majoritaire avant que l’économie n’aille trop mal, et ce afin d’avoir les mains libres (sur le volant) pour prendre des mesures impopulaires. Mais, contrairement à Charest, Harper a perdu, lui, son pari.

Le chef conservateur a cru d’abord que les Libéraux, exsangues et étêtés, le laisseraient faire, mais il a réalisé avec stupeur que ce ne serait pas le cas. Il se dit que ce sera pire encore quand l’économie ira au plus mal. Voilà pourquoi il pourrait être tenté de laisser l’opposition le renverser le 27 janvier.

Si cela se produit et que la Gouverneure générale appelle à de nouvelles élections, Harper mettra en branle la grosse et fortunée machine conservatrice en accusant les coalisés de faire perdre leur argent aux contribuables canadiens.

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Il pourrait avoir de bonnes chances cette fois de faire élire un gouvernement majoritaire.

Par contre, si la Gouverneure générale donne le pouvoir à la coalition, c’est cette dernière qui prendra les coups quand l’économie fera des siennes, ce qui, à n’en pas douter, donnera des munitions aux Conservateurs en prévision d’élections qui ne sauraient tarder, vu qu’une coalition risque de ne pas tenir longtemps.

Harper traverse actuellement le purgatoire, mais il pourrait gagner son ciel assez vite.

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