Haïtiens menacés de renvoi: session d’information ce samedi 20 décembre

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Le 1er décembre dernier, le gouvernement canadien a annoncé la levée des suspensions temporaires sur les renvois vers Haïti. Ce moratoire en place depuis 2004, en raison de la situation politique instable dans ce pays (donc avant même le terrible séisme du 12 janvier 2010), a permis à des milliers d’Haïtiens de rester au Canada même après le rejet de leur demande d’asile.

Dans cette nouvelle décision, les ressortissants haïtiens sans statut au Canada ont six mois pour déposer une demande de résidence permanente pour raisons humanitaires afin de ne pas risquer la suspension de leur permis de travail et le renvoi immédiat.

«La suspension des renvois des ressortissants haïtiens se trouvant au Canada a été levée alors que le Canada conseille toujours fortement aux Canadiens de faire preuve d’une ‘grande prudence’ lorsqu’ils se rendent en Haïti», fait remarquer Aissa Nauthoo, directrice des Services d’aide juridique du Centre francophone de Toronto.

«Ce sont des membres de notre communauté qui sont visés par cette mesure et nous entamerons les démarches nécessaires pour leur venir en aide, en toute solidarité», a déclaré la directrice générale du CFT, Lise Marie Baudry.

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Le CFT organise une première session d’information sur la levée du moratoire le samedi 20 décembre à 15h au centre communautaire Storefront (4040 est, avenue Lawrence, Scarborough, M1E 2R2). Les Services juridiques et les services d’établissement du CFT fourniront sur place des appuis individuels à ceux qui sont touchés.

Ceux qui déposent une demande de résidence fondée sur des considérations humanitaires bénéficieront d’une suspension temporaire sur leur renvoi jusqu’au moment où une décision est prise sur leur demande humanitaire. «La levée de suspension temporaire de renvoi ne vise pas les personnes dont les dossiers de demande d’asile sont en cours d’examen», précise Me Nauthoo.

Seulement à Toronto, Aissa Nauthoo estime que des centaines de personnes sont touchées par la décision fédérale, «dont des enfants nés ici qu’on enverrait dans un pays qu’ils ne connaissent pas et des gens qui ont déjà des emplois et qui sont bien intégrés»…

«Je reviens d’Haïti et je vois que la situation ne s’est pas améliorée. Tout au contraire, on s’en va vers une pleine crise politique. Il y a des manifestations quotidiennement», indique Antoine Dérose, membre du conseil d’administration du CFT et de la communauté haïtienne du grand Toronto. «Je me réjouis du fait que le CFT agit promptement et je soutiens son initiative.»

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