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Guy Proulx, du Centre de santé cognitive de Glendon, à l’avant-garde du vieillissement

Professeur en neuropsychologie et psychobiologie, il forme les intervenants de demain contre la démence

Le professeur Guy Proulx.
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Le nombre de personnes atteintes de démence en Ontario aura augmenté de plus de 50% entre 2009 et 2021, du fait de la population vieillissante.

Guy Proulx, directeur du Centre de santé cognitive au campus Glendon de l’Université York, est une des figures clés qui permettra de faire face à ce défi.

Avec ses cours bilingues sur la neuropsychologie et la psychobiologie, il compte bien former les acteurs de demain qui aideront les personnes souffrant de démence (appelée aujourd’hui maladies neurodégénératives).

L’Express a rencontré ce professeur de Glendon, qui nous a fait part de l’importance de ces domaines d’études.

Un passionné du cerveau: «la machine la plus complexe de l’univers»

Guy Proulx s’est passionné très tôt pour la neuropsychologie et la psychobiologie, et a obtenu son doctorat en psychologie à l’Université d’Ottawa en 1981.

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«La mécanique du cerveau m’a fasciné dès mon plus jeune âge. […] Quand tu comprends la mécanique neurologique du cerveau, ça te donne accès à une pragmatique dans la vie de tous les jours. […] Ensuite on la rend accessible aux gens, et là on peut faire des miracles, de belles choses.»

La neuropsychologie, issue des champs de la neurologie et de la psychologie, vise à étudier la relation entre le cerveau et le comportement humain. Elle a pour but de venir en aide aux personnes qui ont un trouble neurologique.

Quant à la psychobiologie, elle étudie le lien entre le psychisme et le fonctionnement du corps humain.

Schéma du cerveau qui montre les régions du langage et de la mémoire, chez une personne normale et chez une personne souffrant d’une des 12 formes de démence (ici la maladie de l’Alzheimer). © AHAF / Benchmark Groupe

Un des événements qui l’a poussé à s’intéresser de plus près à ce domaine d’étude est lorsqu’il a effectué son premier emploi dans un hôpital. Son premier patient, qui était aphasique, c’est-à-dire qu’il ne pouvait plus parler, s’est mis à chanter après avoir entendu une chanson qu’il connaissait à la radio.

S’il pouvait chanter et non parler, c’est parce que seule la région du cerveau qui permet la parole ne fonctionnait plus. Alors que la région du cerveau où est stockée la mémoire à long terme était toujours intacte.

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Passionné par ce monde complexe qu’est le cerveau, Guy Proulx a été directeur au département psychologie à l’Hôpital St-Vincent et au Centre de santé Élizabeth Bruyère à Ottawa de 1981 à 1986, puis au Centre de soins gériatriques Baycrest jusque 2009.

La même année, il a accepté un poste de professeur au campus Glendon de l’Université York, et y est aujourd’hui directeur du Centre de santé cognitive.

Un pionnier de l’évaluation et des traitements neuropsychologiques

Lorsque Guy Proulx a débuté sa carrière, il n’existait pas à l’époque d’outils d’évaluation et de traitement pour les maladies neurodégénératives au Canada, surtout pour les Franco-Ontariens.

Il a donc mis au point des batteries de tests pour évaluer les différentes fonctions cognitives, afin de pouvoir différencier les 12 différents types de démences.

Puis, il a créé des outils de traitement, comme des ateliers pour expliquer les fondements de bases du cerveau accessibles à tous, ainsi que des activités qui peuvent aider les personnes à être autonomes.

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Guy Proulx a traduit ses outils en français afin de permettre aux professionnels de la santé francophones de s’en servir.

Comment expliquer l’apparition des maladies neurodégénératives?

L’apparition de ces maladies est liée à de nombreux facteurs, explique Guy Proulx. «On sait aujourd’hui qu’on pourrait réduire la démence de 30% en remontant aussi loin qu’à l’école secondaire, en éliminant les comportements à risque. […] Si on éliminait demain matin la cigarette, la malbouffe et l’inactivité, on n’augmenterait l’espérance de vie de 8 ans au Canada.»

D’autres facteurs, que l’on ne peut pas contrôler, comme la génétique, entrent aussi en compte.

Il rappelle donc qu’il est important de prendre soin de sa santé, sachant que ces maladies sont lentes et progressives, et s’avèrent fatales.

«Les gens vivent de 5 à 8 ans à partir du moment où elles sont diagnostiquées… […] Si on fait des interventions le plus tôt possible, on peut aider les patients à avoir une bonne qualité de vie.»

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Le Centre d’excellence de Glendon, son pavillon à l’entrée du campus situé au 2275 avenue Bayview, à l’angle de Lawrence Est..

Un certificat pour les professionnels de la santé francophones

Guy Proulx enseigne à Glendon auprès d’élèves anglophones et francophones qui préparent leur bac spécialisé en neuropsychologie cognitive.

Mais il a aussi récemment mis en place un programme qui s’adresse aux professionnels de la santé.

Ce certificat en démence et santé cognitive, en partenariat avec le Consortium national de formation en santé, est financé à hauteur d’un million de dollars pour 5 ans, par le gouvernement fédéral.

Cette formation s’adresse aux francophones en situation minoritaire, qui travaillent déjà dans la communauté, mais qui n’ont pas l’expertise qu’on donne ici. Les cours débuteront à la mi-octobre et seront majoritairement offerts en ligne, convenant aux professionnels de la santé.

Le certificat comprend trois cours d’une durée de 40 heures chacun: Santé cognitive et troubles neurodégénératifs; Cerveau et comportement: une introduction aux neurosciences; Santé cognitive et prévention des troubles neurodégénératifs: une approche intégrale.

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Les cours offriront un total de 9 crédits, qui pourront être utilisés pour l’obtention du B.Sc. ou B.A. spécialisé en neuropsychologie cognitive du Département de psychologie de Glendon.

Pour en savoir plus sur le certificat ou pour vous inscrire à l’un des cours proposés, vous pouvez contacter Geneviève Quintin, directrice adjointe du Centre de santé cognitif par courriel à [email protected].

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Glendon offre une formation universitaire unique au Canada – et au-delà de nos frontières – de par ses programmes d’études de qualité, l’expérience offerte sur son campus et son engagement envers le bilinguisme. En savoir plus.

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