Grève à l’Université York: le médiateur jette l’éponge

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Les membres de la section 3903 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP, CUPE en anglais) ont voté «non» à 69 % aux propositions de l’administration de l’université lors d’un vote supervisé qui a eu lieu les 19 et 20 janvier derniers. Suite à cela, un médiateur a été nommé. Avec la nomination de ce médiateur par le Premier ministre Dalton McGuinty, l’administration, comme le syndicat gréviste, espéraient une résolution du conflit qui dure depuis le 6 novembre. Cependant la médiation a échoué.

Selon les membres du syndicat, l’administration de l’Université York est responsable de la longueur de la grève. Les grévistes ont calculé en effet que, sur toute la durée du conflit, seuls 10 jours ont été consacrés aux négociations alors que le syndicat sollicitait l’administration chaque jour.

En fin de semaine, Xavier Lafrance, membre de la section 3903 du SCFP, qui communique avec plusieurs médias francophones, déclarait qu’un pas avait été fait lors de l’assemblée générale du syndicat le 21 janvier dernier: «Pour prouver notre bonne volonté nous avons accepté l’offre salariale de l’université». «En ce qui concerne nos autres revendications, elles ont diminué tout au long de cette grève, à eux maintenant de nous faire une offre raisonnable.»

Cela n’a pas empêché Reg Pearson, le médiateur nommé par Dalton McGuinty pour résoudre le conflit, d’en arriver à la conclusion que les négociations étaient dans une impasse et que les pourparlers n’aboutiraient pas à un accord. Après avoir rencontré les deux parties, le médiateur, sur qui tout le monde comptait, a donc jeté l’éponge.

Depuis le 25 janvier, une loi sur le retour au travail est à l’étude. Ce même jour, le Premier ministre appelait les membres du Parlement provincial à accepter unanimement cette loi qui permettrait aux étudiants de retourner en cours et de sauver l’année universitaire menacée.

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Interrogé sur la question, les membres du syndicat estiment qu’une telle loi serait une atteinte aux droits des travailleurs dans la mesure où il n’y aurait plus aucun moyen de pression pour négocier.

Paul Moist, président national du SCFP est du même avis. Il déclare dans un communiqué que «lors d’un conflit qui touche un si grand nombre de personnes, les négociateurs ne peuvent se permettre le luxe de quitter la table. Mais ce n’est pas une loi forçant le retour au travail qui va régler les problèmes à la source du litige».

Si cette loi est acceptée, les 50 000 étudiants pourraient reprendre les cours en fin de semaine où la semaine prochaine selon la date de la sanction royale.

Si les cours reprennent suite au passage de cette loi, Syd Ryan, président du SCFP, prévient que le syndicat n’en restera pas là.

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