Graham Fraser se prononcera sur le bilinguisme des ministres sur Twitter

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Le commissaire aux langues officielles du Canada, Graham Fraser, produira un rapport sur l’utilisation de Twitter et des autres médias sociaux par les ministres fédéraux, qui sont responsables de communiquer l’information gouvernementale dans les deux langues officielles… mais ce rapport ne sera distribué qu’aux personnes ayant déposé une plainte.

C’est la procédure qui veut ça. Quand un citoyen se plaint qu’une agence fédérale n’a pas respecté son droit d’être servi dans sa langue, l’enquête ne concerne que ce cas particulier et n’est pas ébruitée, à moins que le plaignant lui-même le fasse.

Même s’ils sont souvent répercutés par les vrais médias, les tweets d’un ministre sont officiellement envoyés aux abonnés de son compte Twitter ou de sa page Facebook personnelle. C’est pourquoi, dans un récent communiqué de presse, Graham Fraser se dit «dans une position délicate» dans cette affaire, pourtant débattue sur la place publique depuis plusieurs mois.

«Mon rapport préliminaire a été remis aux parties directement concernées par les plaintes. J’attends maintenant qu’elles me fassent part de leurs commentaires avant de produire mon rapport final, qui sera également diffusé uniquement aux personnes ayant déposé une plainte et aux institutions fédérales visées» (ici: certains ministres).

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Le commissaire précise qu’il n’enquête pas sur des plaintes déposées contre les parlementaires dans leur rôle de député ou de sénateur. «Les ministres assument différents rôles, ils sont les porte-parole du gouvernement du Canada».

«Les médias sociaux transforment nos vies et la façon dont les organisations, tant publiques que privées, communiquent avec la population canadienne», poursuit-il. «Toutefois, comme l’a rapporté récemment l’ombudsman de Radio-Canada, le mot le plus important dans l’expression ‘médias sociaux’ est ‘médias’, qui constituent des tribunes publiques et non des canaux de communication privés.»

Graham Fraser, qui est lui-même un ancien journaliste, se dit «encouragé par le fait que ces plaintes ont stimulé un débat public vigoureux au sujet des médias sociaux et des langues officielles. L’information et les débats publics se redessinent considérablement, et nous devons tous y réagir.»

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