Georgette LeBlanc, poète officielle du Parlement

Feuilletant le titre lauréat du Prix Champlain 2017, la poète acadienne Georgette LeBlanc en compagnie du ministre québécois Jean-Marc Fournier. (Photo : Regroupement des éditeurs franco-canadiens)
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La 8e poète officielle du Parlement canadien, Georgette LeBlanc, est entrée en fonction le 24 janvier avec carte blanche.

L’Acadienne fera sa part pour permettre «à tout le monde au Canada de connaître et d’apprécier le monde littéraire et surtout la poésie». Mais il reste à déterminer comment elle s’y prendra.

Pour le moment, elle baigne dans le plaisir de sa nomination.

«Je suis un petit peu à absorber l’amour et les félicitations. Ce qui fait du bien, c’est que la poésie rayonne, c’est comme une fête. Elle est souvent mise de côté, on ne peut pas trop en parler. Mais la poésie est présente dans les médias dernièrement et elle le sera pour les prochains deux ans.»

S’exprimer, une liberté

Depuis sa création en 2001, le poste de poète officiel est confié en alternance à des francophones et anglophones. Le ou la titulaire reçoit un salaire annuel de 20 000 $ et relève du bibliothécaire parlementaire.

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Georgette LeBlanc est la première francophone hors Québec et la deuxième femme à pourvoir cette fonction.

«Je suis là pour et à cause de l’écriture, pour le texte écrit. C’est le cœur et le moteur du poste. La parole joue un rôle d’inspirer la création et une meilleure appréciation de la forme, de toutes les formes du mot écrit.»

«Pour moi, la poésie, c’est entre autres la parole individuelle. Ce n’est pas donné, ce n’est pas pareil partout. C’est un droit dans notre pays, le droit de tout simplement s’exprimer. Pas nécessairement pour pointer du doigt ou pour critiquer. C’est un droit fondamental.»

Georgette LeBlanc est née au Québec et elle a grandi à la baie Sainte-Marie (NÉ) où elle habite encore. Titulaire d’un doctorat de l’Université de Louisiane, elle a publié Alma (2007), Amédé (2010), Prudent (2013), finaliste au Prix du Gouverneur général en poésie, et Le Grand Feu (2016), aux Éditions Perce-Neige.

De la bibliothèque à internet

Son mandat est de conseiller le bibliothécaire sur la collection et les acquisitions d’œuvres de poésie, de conduire des séances de lecture et de rédiger des poèmes pour des occasions spéciales au Parlement.

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Le Commissariat aux langues officielles et le Conseil des arts du Canada sont représentés au Comité de sélection.

Le public peut s’attendre des résultats concrets en format électronique: un site Web avec un blogue, ajoute-t-elle.

«C’est vraiment un merveilleux poste, on donne au poète carte blanche. Avec l’équipe de la Bibliothèque du Parlement, on va voir ce qu’on peut faire ensemble pour s’amuser. La poésie, on dit que c’est snob, qu’on ne comprend pas ce que c’est. Ce n’est pas mon expérience : pour moi, la poésie, c’est ma vie, elle est là depuis le début.»

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