Génocide donc je suis!

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L’histoire des peuples martyres doit-elle se résumer à cette simple équation? Celle de n’exister que par l’Holocauste dont il a été victime. Doit-on résumer sa propre vie à n’être qu’une tombe jamais fermée du fond de laquelle des âmes en furie continuent à demander justice?
 
Que l’on soit Arménien, Cambodgien, Juif ou Rwandais, ou même descendant d’esclaves, faut-il continuer à vivre dans un passé douloureux parce que dans son présent, on reste soumis aux contestations les plus éhontées, aux manipulations les plus sournoises, aux calculs les plus effroyables, et pour couronner le tout à la négation la plus horrible, celle de s’entendre dire que cette tragédie, que ce drame, que ce génocide n’a jamais existé.

Ceux qui avancent de telles affirmations mesurent-ils la portée de leurs mots? Sont-ils conscients du mal qu’ils provoquent? Le font-ils sciemment? Ou par simple ignorance, si ce n‘est de la bêtise?

Ces agressions perpétuelles ne font que contribuer à enfermer ceux qui en sont les victimes dans ce cercle vicieux de la morbidité comme source de leur existence. Si la liberté d’expression est sacrée, et reconnue par là-même comme une liberté fondamentale, ne doit elle pas respecter la dignité de l’autre?

Ce débat a déjà eu lieu à propos de caricatures qui ont exacerbé le ressentiment d’une population qui s’est sentie agressée. Il ne s’agissait que de dessins de fort mauvais goût. Et leur impact a dépassé, et de loin, les intentions de leurs auteurs. Ignorance ou calcul, on ne le saura jamais.

Au nom de la liberté, doit-on laisser dire ou écrire n’importe quoi, peut-on revenir sur des faits établis, répertoriés, analysés, compilés dans les archives diplomatiques ou nationales, et prétendre que ces faits-là n’ont jamais existé?

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