Fusion boursière: on recommence!

Partagez
Tweetez
Envoyez

C’est reparti, les dirigeants des Bourses de Toronto et de Montréal ont annoncé avoir relancé les discussions en vue d’une fusion, une annonce qui ne doit pas trop surprendre les milieux financiers tant le regroupement des deux entités est souhaité et semble naturel.

Tout de même, on peut se demander si ces négociations vont mener à un accord, alors que déjà les dirigeants des deux institutions se sont quittés en mauvais termes à la première occasion l’été dernier.

En tous cas, les marchés boursiers espèrent une telle fusion: les actions des deux groupes ont d’ailleurs bondi en bourse jeudi dernier après l’annonce des négociations en cours. Mais, si les rencontres entre les deux sociétés devaient mener à un échec, il serait extrêmement surprenant qu’elles puissent être encore relancées, une troisième fois.

Il semble clair que ces discussions sont celles de la dernière chance, après quoi les Bourses de Toronto et de Montréal se tourneraient vers des groupes américains pour établir des partenariats. En mars 2009, l’encadrement de tout le secteur boursier au Canada va tomber.

Autrement dit, la Bourse de Montréal pourrait reprendre les négociations sur actions et la Bourse de Toronto a déjà indiqué son intention de se lancer dans le marché des produits dérivés. Il est donc dans l’intérêt des deux institutions de se parler et de voir quelles sont les possibilités d’entente entre les deux groupes.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Au Québec, il faudra accepter de céder encore un peu de pouvoir économique aux mains des dirigeants torontois. Dans la Ville-Reine, il faudra cesser de regarder la Bourse de Montréal de haut et réaliser que cette institution possède une expertise unique en Amérique du Nord. Va-t-on y arriver?

La Nationale ébranlée…

Plusieurs institutions bancaires ont annoncé dans les dernières semaines qu’elles doivent prendre des charges pour refléter la baisse de valeur de leurs investissements dans le papier commercial, ce type de placements exposé à la crise du crédit des derniers mois.

L’une des banques les plus touchées est la Banque Nationale, qui a perdu plus d’un demi-milliard de dollars. Et, dans les résultats de son quatrième trimestre, la banque a dévoilé une perte de 175 millions de dollars, une première perte trimestrielle en 15 ans. Malgré tout, la banque demeure optimiste quant à ses perspectives d’avenir et elle a décidé d’augmenter son dividende.

Pour sa part, la Banque Royale a dû prendre une charge de 357 millions de dollars à son dernier trimestre, ce qui ne l’a pas empêchée d’enregistrer une hausse de son profit net de 5% à son quatrième trimestre à 1,32 milliard de dollars.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

La TD va très bien…

Situation radicalement différente à la Banque TD, qui n’a que très peu investi dans le papier commercial. Elle est d’ailleurs la seule grande banque au pays à ne pas avoir inscrit à ses résultats une charge liée à la crise du crédit.

Les profits nets de l’institution ont atteint 1,09 milliard de dollars à son dernier trimestre, une hausse de 44% par rapport au même trimestre lors de l’exercice précédent.

Et que dire de la CIBC?

Selon le Globe and Mail, la CIBC détiendrait au moins 10 milliards de dollars en papier commercial et pourrait devoir prendre une charge se situant entre 1 et 3 milliards de dollars.

Jusqu’à maintenant, la CIBC a annoncé une charge de 290 millions de dollars au troisième trimestre et prévoit en prendre une autre de 463 millions au quatrième trimestre. Résultats à surveiller.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Chute de la productivité…

Et puis, la productivité n’augmente presque plus au Canada. En 2006, la productivité au travail n’a grimpé que de 1% alors qu’en 2005, la hausse était de 2,2%. La productivité est la production à chaque heure de travail.

Présentement, les salaires augmentent rapidement dans l’ouest du Canada en raison d’une pénurie de main d’oeuvre, si bien que les coûts de production augmentent plus rapidement que la production elle-même.

Gérald Fillion est journaliste spécialisé en économie à Radio-Canada. Consultez son carnet: www.radio-canada.ca/carnet.

Partagez
Tweetez
Envoyez
l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur