François, pape des pauvres

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Maintenant que les cendres du dernier conclave ont refroidi et que la fumée blanche s’est envolée, je me permets de réfléchir tout haut au dernier exercice qui a conduit à l’élection de François.

C’est la première fois, de mémoire contemporaine, qu’un conclave s’est tenu suite à la renonciation d’un pape. L’exercice devenait dès lors encore plus historique et attirait les yeux du monde entier, c’est-à-dire des journalistes accourus des quatre coins de la planète. Ils n’avaient rien de plus intéressant à couvrir ailleurs, alors pourquoi pas l’exotisme d’un conclave?

Il faut bien reconnaître que le choix d’un pape ne touche que 17,5% de la population mondiale. Il y a, en effet, 1,2 milliard de catholiques sur 7 milliards de Terriens. Les musulmans comptent pour 1,5 milliard et n’attirent pas autant d’attention, sans doute parce qu’ils n’ont pas une superstructure aussi bien organisée que celle du Vatican.

Le nombre de catholiques augmente uniquement en Afrique et en Asie, mais c’est sur ces deux continents qu’on trouve le moins de cardinaux.

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L’Amérique du Sud compte plus de catholiques que l’Europe (28,3% vs 23,8%), mais les cardinaux européens sont plus nombreux. Néanmoins, l’institution qui est deux fois millénaire a mis sa confiance, pour une fois, en un pasteur du Sud. Je crois qu’elle ne le regrettera pas.

François n’a jamais travaillé au Vatican. Il arrive avec un regard frais (naïf?), certainement exempt des combines italiennes ou autres. Il a beaucoup de pain sur la planche. En commençant par une réforme de la curie romaine.

Je suis prêt à faire confiance à un évêque qui a toujours travaillé pour les pauvres. Je ne m’attends pas au mariage des prêtres, à l’ordination des femmes ou à l’accueil des catholiques homosexuels. J’aimerais me tromper papalement, mais je me dois d’être réaliste.

Un pape est un personnage géopolitique. Quand il appelle un chef d’État, il est certain d’avoir son attention. Mais on dit que François 1er écoute plus qu’il ne parle. C’est bon signe.

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