FrancoExpo veut recevoir 10 000 à 20 000 visiteurs

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Publié 16/01/2007 par Yann Buxeda

Les 29 et 30 mars prochains, un nouveau venu fera son entrée sur le paysage événementiel francophone à Toronto. FrancoExpo, dont ce sera la première édition, se veut avant tout un concentré de la francophonie orchestré par des francophiles. Un vaste projet, d’autant plus que l’organisation ne veut rien laisser de côté.

«Présenter la francophonie sous toutes ses facettes», tel est le complexe défi que s’est lancé l’entreprise Kimber, pour l’organisation de cette première FrancoExpo. De l’enseignement en français aux opportunités de carrière, en passant par les services en français et les produits de la gastronomie, la sommellerie et les créations dans le secteur de la mode et de la beauté, l’objectif est très ambitieux alors que seulement deux journées d’activités sont programmées.

Quarante-huit heures pendant lesquelles les visiteurs, pour un droit d’entrée de 10 $ par jour, auront la possibilité d’apprécier de nombreux événements. Au programme, des représentations d’artistes francophones émergents mais aussi confirmés, comme Marie-Chantal Toupin, mais aussi de nombreuses conférences et ateliers dans des domaines aussi variés que ceux susnommés.

FrancoExpo s’appuie également sur la présence de personnalités francophones canadiennes, comme Justin Trudeau, Bernard Voyer, Sylvain Cosette ou encore Audrey de Montigny.

Un concept qui, mauvais présage, n’est pas sans rappeler celui de Festiv-été, créé en 2005. À l’époque, l’événement mis sur pied par les compagnies Catalyst Channel Marketing et C-Show Productions avait tenté une expérience similaire qui s’était soldée par un retentissant échec puisque le projet n’avait jamais été reconduit.

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Première analogie surprenante, le choix du lieu, puisque FrancoExpo se tiendra au Queen Elizabeth Building d’Exibition Place. Un emplacement qui n’est situé qu’à quelques pas d’Ontario Place, qui avait accueilli Festiv-été.

Mais selon Gail Makila, co-organisatrice de FrancoExpo, il n’est pas question de se baser sur ce modèle qui s’est montré défaillant: «Notre principal atout, par rapport à ce qui avait été fait par le passé, c’est que nous ne sommes pas francophones, mais francophiles. Nous voulons apporter un regard original à travers ce festival. Au sujet de l’édifice, nous l’avons sélectionné parce qu’il représentait architecturalement l’idée que nous nous faisions d’un décor à la francophone. L’idée est un peu large, mais ce batîment possède une atmosphère unique et se prête à l’épanouissement de la francophonie.»

Et force est de constater que le concept de FrancoExpo balaie plus large et mise plus sur l’interactivité que son aîné. L’accueil d’une centaine de stands extérieurs sur le site en est une preuve difficilement réfutable, comme le suggère Gail Makila: «Nous voulions faire participer les organismes de l’Ontario français. Nous avons offert de nombreux stands en gracieuseté dans ce but. C’est un festival qui mise sur la richesse de la culture francophone dans son ensemble et nous nous devions de donner les moyens à tous de pouvoir y participer.»

Et d’ajouter: «À Toronto, la francophonie est une “francophonie cachée”. C’est extrêmement dommage car le français est un formidable vecteur de rassemblement. Au delà de la promotion culturelle, FrancoExpo se prévaut d’un rôle éducatif au sein de la francophonie mais aussi de la francophilie.»

Un aspect de l’événement qui semble avoir conquis le monde de l’éducation puisque déjà 1 500 élèves seront présents sur les deux jours d’activités, grâce aux partenariats mis en place avec les écoles. Un petit nombre en prévision de ce que l’on espère du côté de l’organisation: «Avec une programmation plus éducative en journée, nous espérons séduire les étudiants et les plus jeunes par l’intermédiaire du milieu scolaire. Le soir, la culture sera mise en avant, et ce sera peut-être plus l’heure des adultes ou des familles. Au total, nous envisageons de réunir 10 à 20 000 personnes sur les deux jours.»

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Un chiffre astronomique qu’il est difficile de prendre au sérieux, vu le peu d’agitation des médias torontois autour de l’événement et la modestie de la campagne publicitaire.

Mais avec la fin de l’hiver, FrancoExpo compte bien surfer sur la vague de francophonie qui déferle en cette période, avec la Semaine de la francophonie à Toronto, puis le festival du film CinéFranco tous deux programmés fin mars.

Une impulsion qui, espérons-le, sera suffisante pour que FrancoExpo soit une expérience réussie et renouvelable.

FrancoExpo aura lieu les 29 et 30 mars à Exhibition Place. Renseignements au http://www.francoexpo.com

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