Francobus contesté

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En juillet 2006, le ministère de l’Éducation de l’Ontario avait annoncé une réforme du transport scolaire. Une mesure qui prévoyait la création de consortiums de transports, dans le soucis d’accroître l’efficacité et de réduire les coûts de transport scolaire. Alors que se profilent les congés d’été, certains parents viennent de découvrir les changements avec lesquels ils devront composer la rentrée prochaine.

À compter de septembre 2007, les transports scolaires des deux conseils francophones de la région seront régis par un consortium. Ce regroupement, qui comprendra au final six grands secteurs avec Hamilton, Niagara, Peel, Simcoe/Muskoka, Toronto et York, assurera la répartition des transports scolaires sous le patronyme de Francobus.

Une nouvelle entité qui aura pour premier mandat de limiter au maximum les frais engendrés, afin de maintenir la majorité des investissements en salle de classe. Il sera donc question d’économiser les deniers publics, et la première répercussion se fera dès la rentrée prochaine avec un jumelage des trajets de bus. Une mesure qui fait grincer des dents du côté de certains parents d’élèves.

Sous couvert d’anonymat, une membre du conseil des parents d’élèves de l’école élémentaire Académie de la Moraine s’est confié à L’Express quant aux modifications que son établissement aurait à subir à la rentrée prochaine: «Alors que les heures de cloche originales étaient à 8h45, les enfants devront se rendre en classe à 8h10. Sachant que certains élèves font déjà une heure de trajet, cela implique qu’ils seront dans le bus aux environs de 7 heures du matin. C’est une situation qui est difficilement envisageable pour des enfants de 4 ans, qui ont besoin de repos.»

En fait, à partir de la rentrée prochaine, les bus qui étaient exclusivement alloués aux transports de l’école élémentaire publique située à Richmond Hill devront desservir une seconde école, Saint-Jean, rattaché au Conseil scolaire catholique.

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Claire Francoeur, responsable des transports au Conseil public, reconnaît qu’il est difficile de contenter tout le monde: «La réaction des comités de parents est compréhensible, mais nous avons désormais l’obligation de fonctionner en consortium afin de réduire les frais de transport, déjà déficitaires. Nous ne pouvions pas couper sur l’entretien des bus, l’essence ou tout autre facteur susceptible de mettre en danger la vie des enfants. La seule solution envisageable était de regrouper les écoles à proximité selon un système de bus commun.»

Il y a dix jours, le conseil d’école a eu l’occasion de s’entretenir avec la responsable des transports du Conseil scolaire ainsi que les porte-paroles du consortium Francobus, mais selon toute vraisemblance, aucune modification ne sera apportée au calendrier établi. «Nous travaillons sur ce sujet depuis janvier dernier, et nous avons établi les rapprochements qui nous semblaient les plus légitimes, afin qu’aucun élève ne soit contraint de passer plus d’une heure en transport en commun», précise Claire Francoeur.

Elle souligne par ailleurs la bonne volonté d’accommodation du Conseil: «Nous sommes prêts à discuter autant que nécessaire, à informer les parents sur le sujet. Nous avons notamment convenu avec les parents de leur fournir les lieux d’embarquement et de débarquement des élèves le plus tôt possible. Habituellement, ce sont des informations que nous ne transmettons qu’à la mi-août.»

À noter que les jumelages mis en place pour la rentrée prochaine ne sont pas fixes et pourront faire l’objet d’une étude approfondie dès la rentrée 2008, afin d’optimiser encore plus le service.

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