Fort York, 200 ans après la bataille

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Après avoir organisé une conférence en milieu de semaine, la Société d’histoire de Toronto a poursuivi les célébrations en conviant le public à visiter les forts York et Rouillé samedi après-midi. Le 27 avril 1813, une force américaine débarquait sur les côtes de Toronto. 200 ans après, presque jour pour jour, le froid est le même que les soldats ont connu.

La température est tel que la visite s’est finalement faite en grande partie à l’intérieur du Blockhouse numéro 2, un endroit qui servait de caserne.

C’est autour d’une maquette qui représente le Toronto de 1813 (encore appelé York) que Danièle Caloz a conté l’arrivée des Américains dans la ville.

Un peu d’histoire

York compte 700 habitants en 1813, et a encore la taille d’un petit village. Le fort que l’on visite se trouvait en réalité un peu plus à l’Est qu’il ne l’est aujourd’hui.

Durant l’hiver 1812-1813, aussi bien du côté des Américains que des Canadiens, on prépare une flotte. L’invasion américaine est attendue, mais personne ne peut prédire à quel moment elle va sévir. Les troupes canadiennes sont mal préparées et désorganisées.

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Et le 26 avril au soir, les canons du fort de York sonnent l’alarme. Les sentinelles comptent 10 vaisseaux ennemis qui s‘approchent au large. Pourtant les troupes canadiennes ne se précipitent pas, le général Sheaffe ne donne aucun ordre précis.

Pensant que l’accostage se fera au petit matin, chacun prend ses précautions et cache ses biens.

John Strachan, un révérend arrivé à York depuis seulement un an se montre très critique vis-à-vis de la politique du gouverneur et du général Sheaffe qu’il trouve trop timide et pas assez agressive. Très tôt, le matin du 27 avril, il sonne l’alarme et réveille toute la population.

Les bateaux sont encore un peu plus proches, ils sont maintenant au nombre de 14 et il semblerait que pas moins de 3000 soldats soient prêts sur les ponts.

Dispersion et désorganisation

Le général Sheaffe disperse les troupes. Il demande au major Grivins responsable des autochtones de se diriger vers le Fort Rouillé où les Américains semblent vouloir accoster. Ils ne sont cependant pas plus de 50. D’autres troupes sont placées à l’ouest pour aider les guerriers et une partie de la milice va se poster sur la route au nord de la ville. Finalement, Sheaffe ordonne à tous ceux qui restent de se diriger vers le Fort Rouillé mais la bataille a déjà commencé.

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Explosion

Les Américains bien plus nombreux ont en effet déjà débarqué. La bataille fait rage et les troupes canadiennes déjà sur place reculent.

Le général Sheaffe est à court de solutions, et traîne à donner des ordres. Les troupes canadiennes se replient et arrivent à proximité de la poudrière.

En dernier recours le général Sheaffe ordonne alors de mettre le feu à la poudrière. Une énorme explosion retentit. Les Américains perdent 39 de leurs soldats, et comptent 224 blessés.

Ceci ne suffira pas à les défier et Sheaffe annonce qu’il s’en va à Kingston avec ses troupes. Il abandonne York en laissant l’ordre de signer la capitulation. Pendant trois jours, les Américains vont mettre la ville à sac, et brûler certains bâtiments.

Cette bataille laisse beaucoup de questions sans réponses aux historiens, notamment concernant la gérance du général Sheaffe et ses choix offensifs douteux.

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