Feux de forêt: la foudre aussi souvent que les hommes


2 août 2011 à 9h52

Pour que le feu se propage en forêt, il doit émettre suffisamment d’énergie pour faire bouillir toute l’eau contenue dans la matière inflammable qu’il rencontre sur son passage. Par conséquent, lorsque le combustible est peu humide, le feu s’allume assez facilement, et peut se répandre plutôt vite. Des scientifiques de Ressources naturelles Canada ont consacré beaucoup de temps au cours des huit dernières années à élaborer des moyens de prévoir l’humidité de divers combustibles forestiers, et, donc, la possibilité que le feu prenne et se propage.

Les premières recherches officielles sur les feux de forêt au Canada virent le jour à la fin des années 1920. Il s’agissait d’un programme d’échantillonnage quotidien de l’humidité des combustibles et d’essais d’allumage et de persistance du feu dans les forêts de l’Est de l’Ontario.

Au cours des quarante années qui suivirent, cette approche expérimentale de terrain pour comprendre comment le feu se déclenche et se propage se répandit dans l’ensemble du pays.

Comprendre le feu

La Méthode canadienne d’évaluation des dangers d’incendie de forêt (MCEDIF), élaborée à partir de ce programme de recherche sur le terrain, devint, et demeure, la pierre angulaire de la planification et de la prise de décision en matière de gestion des feux au Canada.

Le public peut connaître un des principaux produits de la MCEDIF – l’indice de «danger d’incendie» que l’on voit sur les panneaux de signalisation un peu partout au pays.

Divers éléments de la MCEDIF sont utilisés quotidiennement par les gestionnaires des feux de végétation au Canada, et par des spécialistes dans des pays partout dans le monde, pour comprendre la vitesse de propagation et l’intensité possibles des feux et prévoir le nombre de feux.

Au Canada, les feux de végétation ont deux sources: l’activité humaine et la foudre. Ces deux grandes causes se partagent un nombre à peu près égal de feux au pays, mais ont des profils saisonniers différents.

Les hommes au printemps

Dans tout le pays, les feux d’origine humaine culminent au printemps, avant l’apparition des nouvelles pousses, quand les herbes mortes et les tapis de feuilles dans les forêts nues deviennent très secs et constituent un combustible idéal qui s’enflamme facilement.

Si le vent se met de la partie, le risque est grand que le feu prenne et qu’il se propage vite.

Plus tard au printemps, quand l’herbe repousse et qu’il y a de la verdure au sol et dans les arbres à feuillage caduc, la probabilité d’allumage diminue, à mesure que s’humidifient les combustibles légers. Cette végétation vivante est de 20 à 40 fois plus humide que les débris jonchant le sol forestier qui étaient exposés plus tôt.

Si le risque d’incendie d’origine humaine persiste durant toute la belle saison, les feux de cette origine sont généralement moins fréquents l’été que durant les mois secs du printemps, en particulier dans les forêts caducifoliées.

Maximum l’été

La foudre et les feux qu’elle entraîne atteignent leur maximum dans la chaleur du milieu de l’été (de la mi-juillet à la mi-août) sur une bonne partie du territoire canadien. Les feux sont habituellement allumés par la foudre qui frappe un arbre et descend le long du tronc jusque dans les couches bien tassées des matières combustibles en décomposition de la litière à la base de l’arbre.

Ce sont ces matières qui s’enflamment, surtout si l’orage a mouillé les combustibles légers en surface. Si les conditions sont propices (cela dépend aussi de l’humidité des combustibles), le feu peut couver durant des jours, voire des semaines, avant que les combustibles à la surface de la couverture morte soient suffisamment secs pour brûler et propager le feu.

Contrairement aux feux d’origine humaine, qui se déclenchent aux endroits fréquentés par les humains (qui peuvent donc les déceler rapidement), les feux de foudre s’allument parfois dans des régions éloignées, à l’insu des services de protection, et il faut du temps avant qu’ils soient signalés.

Vigilance

Une des nombreuses activités des services de protection est de guetter ces feux dans les secteurs où ils pensent leur déclenchement le plus probable (par exemple, le long du parcours d’un orage récent). Les feux de foudre sont exigeants pour les services de protection, car les gros orages peuvent les déclencher en série – il y a parfois des centaines d’allumages dans une journée.

Pour en savoir plus au sujet des feux de forêt et des recherches menées par les scientifiques de RNCan, consulter cette page du site du ministère des Ressources naturelles.

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