Fenêtres sur l’histoire de la photographie à Ryerson

True to the Eyes
L'exposition True to the Eyes au Ryerson image centre.
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Parmi la vaste collection d’Howard et Carole Tanenbaum, les trois commissaires de l’exposition True to the Eyes ont sélectionné plus de 200 photographies. En plus de révéler la personnalité de leurs collectionneurs, ces photos racontent aux visiteurs l’histoire du médium.

Installé à Toronto, M. et Mme Tenenbaum collectionnent des photographies depuis près de 50 ans. En commençant à faire l’acquisition de photos au milieu des années 70, ils ont été parmi les premiers collectionneurs au pays

True to the Eyes
La collections d’Howard et de Carole Tanenbaum

Reconnaissance artistique

Selon Gaëlle Morel, une des commissaires, leur intérêt marqué pour la photographie a fortement participé à sa reconnaissance artistique. Alors que de plus en plus d’institutions et de musées s’intéressaient au médium, le couple torontois s’est positionné en tant que précurseur.

«C’est aussi grâce à des collectionneurs privés que la photographie a commencé à acquérir une certaine reconnaissance dans les années 70-80», explique Mme Morel.

Elle et les deux autres commissaires, Paul Roth et Charlene Heath, avaient envie, par cette exposition, de montrer le rôle que peuvent jouer des collectionneurs de cette envergure dans l’histoire de la photographie.

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True to the eyes
Une photo de Brassaï au Ryerson Image Centre.

Un regard humaniste

Sans chercher strictement à faire l’acquisition de chefs-d’oeuvre de la photographie, les Tenenbaum en possèdent tout de même plusieurs.

De Southworth & Hawes à Edward Burtynsky, en passant par Brassaï, Lisette Model et Diane Arbus, la collection en présente un éventail impressionnant.

Dans une entrevue publiée dans l’imposant catalogue de l’exposition, Carol Tenenbaum décrit les habitudes de collection du couple: «C’est quelque chose qu’on aime faire ensemble. Howard est le plus studieux, et j’admire beaucoup les recherches qu’il fait sur les objets. Moi je suis plus modeste, je suis simplement mes goûts et mes instincts.»

Dans la galerie on peut voir de nombreux portraits, beaucoup de femmes, de familles, de gens en marge de la société. «Ils ont un regard assez humaniste de la photographie», précise Gaëlle Morel. C’est selon elle ce qui unit ces photos  toutes collectionnées avec «un oeil tendre, amusé et curieux sur le monde».

True to the Eyes
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De vieux amis

C’est aussi l’impression qu’elles laissent aux observateurs qui les contemplent. Qu’elles évoquent un sentiment d’intimité ou d’irrévérence, les photos de l’exposition True to the Eyes ouvrent toutes de petites fenêtres dans le temps pour partager des évènements, des plus banals aux plus grandioses, avec une sensibilité humaine marquante.

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Pour Carol Tanenbaum, ces photos sont comme de vieux amis. «Il y a une intimité qui se développe. Ces objets, ils sont très précieux à nos yeux et ils traduisent ce que nous sommes.»

Mme Tenebaum a toujours été une collectionneuse. Enfant, inspirée par son père lui-même collectionneur d’art, Carole Tenebaum amassait déjà les paquets d’allumettes, les bouchons et les cartes de baseball. C’est aussi le père de Carole qui a incité Howard Tenebaum à collectionner.

Un trésor canadien

À travers le temps, leur besoin de collectionner s’est traduit en désir de partager. «Nous voulions acquérir de belles pièces, mais non seulement pour améliorer notre collection, mais surtout pour les ramener au Canada, et les partager avec ceux qui s’y intéressent», raconte M. Tenebaum.

Le vernissage de True to the Eyes avait lieu le mercredi 23 janvier au Ryerson Image Centre. Les adeptes de photographie pourront y apprécier l’exposition jusqu’au 7 avril 2019.

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