Fake news et leur large spectrum

Jean-François Cliche, Fake news, le vrai, le faux et la science, essai, Montréal, Éditions MultiMondes, 2020, 304 pages, 25,95 $.
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Depuis l’élection de Donald Trump en 2016, le monde entier a appris que le Web n’était pas seulement un outil de diffusion du savoir, mais un instrument qui peut être perverti à ses propres fins. Il n’est pas toujours facile de démêler ce qui est vrai de ce qui est faux. Bienvenue aux fake news!

Chroniqueur au quotidien Le Soleil à Québec depuis 2017, Jean-François Cliche a regroupé plus de 80 de ses articles dans Fake news, le vrai, le faux et la science.

Réponses à des questions de lecteurs

Il répond aux questions posées par ses lecteurs et lectrices. Exemples: Les pesticides peuvent-ils causer l’autisme? Le nombre d’armes à feu en circulation peut-il provoquer plus de tueries de masse? L’ALÉNA est-il lié à l’épidémie d’obésité? Les réponses ne sont pas toujours celles auxquelles on s’attend.

L’ouvrage comprend quatre sections, selon le degré de fausseté.

La première regroupe des affirmations qui se sont avérées carrément mensongères.

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La deuxième aborde les demi-vérités, soit «des affirmations qui, sans être tout à fait fausses, présentent néanmoins une version déformée de la réalité».

La troisième section est consacrée aux biais journalistiques et la dernière donne des exemples d’affirmations qui étaient vraies au fond.

Tordu ou hors contexte

Au sujet des fake news carrément mensongères, l’auteur écrit qu’il existe une pratique subtile «de présenter un fait tellement tordu ou hors contexte que l’impression s’en dégageant lui donne un caractère vraisemblable même s’il n’a aucun rapport avec la réalité».

En ce qui concerne les demi-vérités, Jean-François Cliche souligne d’abord que, dans la vraie vie, il est rare que les faits soient clairement noirs ou blancs.

«Il en va de même de la plupart des affirmations, qui ne sont souvent ni entièrement fausses, ni absolument vraies. Encore faut-il savoir quels morceaux tombent de quel côté de la clôture.»

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Biais journalistiques

Les biais journalistiques ne sont à peu près jamais des mensonges à proprement parler. Les journalistes exercent leur travail dans des conditions qui ne favorisent pas toujours la prudence intellectuelle.

Le sensationnalisme et les délais courts pour sortir une histoire percutante expliquent parfois un malheureux biais.

Enfin, plusieurs médias ont senti le besoin de lancer des rubriques de vérification factuelle. Bien que des faits semblent difficiles à croire, une analyse minutieuse révèle parfois qu’ils se révèlent en bonne partie vrais.

La désinformation plus rapide que la vérité

Nous sommes dans une ère où la désinformation court plus vite que la vérité sur les réseaux sociaux. La tâche qui incombe aux médias écrits et électroniques n’a jamais été aussi prépondérante.

Hélas, «les reporters n’ont jamais été aussi peu nombreux à exécuter leur travail, à cause de la profonde crise qui secoue l’industrie».

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