Et s’il n’y avait pas eu le bourbier irakien

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Quand les Démocrates prendront le pouvoir aux États-Unis en 2008, la première chose qu’ils feront est de sortir d’Irak, ce que ne voudront pas se rabaisser à faire d’ici là les Républicains. Ainsi sera scellée une guerre commencée cinq ans plus tôt sous de faux prétextes et qu’il faudra ajouter dans la colonne déshonorante des guerres illégales et perdues pour l’Oncle Sam, à l’instar de celle du Vietnam.

Mais l’une des terribles conséquences de cette guerre sera de faire perdre l’autre en Afghanistan, commencée elle pour des motifs défendables. Elle a soulevé tellement d’indignation dans la région et dans le monde, en particulier chez les Musulmans, qu’elle ne pouvait avoir que des répercussions néfastes en Afghanistan, comme de redonner de la vigueur et de nouveaux alliés aux Talibans (il y a eu 68 soldats étrangers tués en 2002, mais 130 en 2005 et 191 en 2006).

L’intervention en Afghanistan a été irrémédiablement souillée par celle en Irak. Il est d’ores et déjà impossible d’y remporter la victoire.

Quand on y repense, les pays coalisés qui se trouvaient là en 2003 et qui étaient contre l’intervention en Irak auraient dû lancer un ultimatum à Bush et Blair: ou vous concentrez tous vos efforts militaires avec nous en Afghanistan ou nous partons. C’est peut-être la seule menace qui aurait pu les contraindre à reculer. Un pays comme le Canada en paie aujourd’hui le prix fort.

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