En guise d’au revoir

Partagez
Tweetez
Envoyez

Publié 24/06/2008 par Pierre Léon

Partir, c’est mourir un peu.
(Edmond de Haraucourt)

Mourir, c’est partir beaucoup.
(Pierre Dac ou quelqu’un d’autre…)

Je suis un peu triste de vous quitter. Je sais que vous l’êtes encore plus de me voir partir! C’est pas vrai, mais c’est le genre de mensonge qui fait toujours plaisir. Comme lorsqu’on vous assure que vous avez bonne mine!

En tout cas, je voulais vous dire merci de votre gentillesse, dans vos messages ou dans les mots aimables que vous me glissez quand on se rencontre dans un des hauts lieux de la culture française. J’adore quand Nathalie Prézeau me parle de mes moutons, entre deux pots à l’Alliance; quand Rolande Smith m’écrit que l’une de ses amies ne compte pas les brebis pour s’endormir mais flirte avec le berger!

Lorsqu’un consul général me certifie que ma chronique farfelue va lui manquer (ah! lala!) et qu’une dame à chapeau de reine d’Angleterre me serre dans ses bras, au risque de m’éborgner. Elle me passe, dit-elle, mon impiété et priera pour moi qui en ai tant besoin. «Surtout maintenant que vous avez fait de Dieu un chimiste, en citant le Vatican!

Mustapha aussi, qui me pardonne mes impertinences islamistes et mon irrespect de la virginité parce que je le fais rire. Mais je crois qu’il avait trop bu, surtout quand il m’a affirmé que si, si, les islamistes ont toujours le sens de l’humour. C’est la religion qui veut ça.

Publicité

Retrouver, au théâtre français Daniel Pokorn, mon vieux copain, talentueux sculpteur, avec ses deux très grands fils si bien élevés, est un autre plaisir. Je sais que Daniel, gentiment flatteur, va disserter sur mon dernier billet.

Avec les fidèles Hédi Bouraoui et Charles-Antoine Rouyer, Daniel est toujours le premier à m’acheter mon dernier bouquin, déplorant qu’Alain Baudot dépense tout son fric à faire plaisir aux autres et en soit si peu récompensé. Là, on part sur un terrain sans limites. Claude Tatilon commente.

Daniel Soha enfonce le clou. Charles Elkabas compte les points et surveille sa charmante épouse. Pourtant, je ne suis pas jaloux. Jean-Claude Duthion a son sourire de directeur indulgent.

En tout cas, pour distraire votre ennui des plages estivales, n’oubliez pas d’emporter mon petit (et si honteusement bon marché) livre de nouvelles: L’Effrontée de Cuba. On en a déjà fait trop de compliments!

Depuis les savants François Paré et Andrée Lacelle dans Panorama, l’infatigable Paul-François Sylvestre, dans L’Express de Toronto, le bien connu Jean-Claude Aubineau dans La Nouvelle République, ceux à venir: Alain Ranwez pour la French Review, d’autres dans plusieurs revues. À vous rendre modeste!

Publicité

Là, je voudrais rassurer Paul-François. Que si! Elle est authentique, ma nouvelle sur le petit Brésilien et son rat apprivoisé qui effraie les touristes à rançonner, dans les bus de Rio! Mes autres nouvelles sont aussi presque toutes vécues.

Belles mais un peu plus sombres que Les rognons du chat, dit l’ami Henri Mitterand. Bon. Je ne vais pas abuser d’une pub gratuite de votre journal préféré!

J’ajouterai seulement le conseil, pour faire une fleur à Monique (mais ne pas le lui répéter, je me ferais vertement reprendre!): ne pas oublier son émouvant Sainte-Mère-Église libéré puisqu’on est encore tout près du 6 juin. Ni non plus l’admirable Toronto s’écrit de Paul-François. Toujours au GREF. Reste que le mien se met dans la poche et qu’il est quasiment donné! Profitez-en et passez un bel été.

On se retrouvera (peut-être…) à l’automne! Et pardonnez-moi cette pub inconsidérée. Mais c’est la faute de Yann! Lui, on va vraiment le regretter.

Auteur

Partagez
Tweetez
Envoyez
Publicité

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur