Empreintes de l’Expo 67: art et souvenirs d’enfance

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Publié 04/12/2007 par Aline Noguès

La galerie Glendon vient d’ouvrir ses portes sur une nouvelle exposition, Empreintes de l’Expo 67. L’exposition regroupe les oeuvres de trois artistes canadiens s’exprimant par la céramique, la peinture ou la sculpture: Ann Roberts, David Sorensen et Tony Urquhart.

En faisant ses premiers pas dans la galerie, le visiteur risque fort d’être déconcerté. Que retrouve-t-on de l’Expo 67 entre ces murs? Pas grand chose. Certes, le curieux est accueilli par un film d’archives de 1967 mais passé cet écran, le voilà plongé dans un ensemble d’oeuvres apparemment hétéroclite. Le lien avec l’Expo 67 est ténu, celui existant entre les trois artistes ne saute pas aux yeux.

Rien de tel donc que le décodage fait par la commissaire de l’exposition Kirsten Greer pour éclairer le visiteur profane! «Cette exposition commence avec une évocation de l’Expo 67 mais emmène ensuite le public vers des oeuvres qui s’abreuvent des souvenirs d’enfance des trois artistes. Cette exposition est donc supposée ramener le public vers ses propres souvenirs d’enfance – l’Expo 67 – tout en montrant ensuite ceux des artistes.»

Chez David Sorensen, on retrouve le souvenir de paysages, traversés par un cours d’eau. Tony Urquhart explore quant à lui un jardin de son enfance, celui de ses grands-parents. Dans les diverses oeuvres exposées, le thème de l’eau est récurrent, la nature a une place prédominante, même si elle est parfois abordée de manière abstraite.

David Sorensen voit aussi un point commun avec l’approche de Tony Urquhart: «Nous avons la même approche minimaliste, la même recherche de l’essence finale dans l’art.»

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Un des points communs unissant ces artistes est donc la présence de leurs souvenirs d’enfance dans leur art. L’autre a directement trait à l’Expo 67: tous trois y ont alors exposé une oeuvre, et la galerie Glendon retrace en partie la trajectoire créatrice de ces artistes depuis cette fameuse année 1967.

David Sorensen s’avoue étonné et ravi de constater l’intérêt du public ontarien pour l’anniversaire de l’Expo 67.

Tony Urquhart se félicite quant à lui de l’approche choisie par la commissaire Kirsten Greer: «Souvent les expositions célébrant l’Expo 67 se réduisent à l’Expo 67 elle-même, c’est assez restrictif. Je suis content de voir que les galeries d’art recherchent une approche différente. J’apprécie également que dans cette exposition, on n’enferme pas les artistes dans un genre précis, cubiste, surréaliste… mais qu’au-delà de cela on cherche à voir ce qui correspond dans les oeuvres.»

L’exposition Empreintes de l’Expo 67 sera visible jusqu’au 21 décembre à la galerie Glendon au 2275, avenue Bayview.

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