Burtynsky mesure notre impact sur la planète

L'anthropocène envahit l'AGO

Edward Burtynsky, Jennifer Baichwal, Nicholas de Pencier
Photo d'Edward Burtynsky: décharge et recyclage du plastique à Nairobi, 2016.
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Le Musée des beaux-arts de l’Ontario (AGO) accueillera dans quelques jours l’exposition Anthropocene, avec le photographe du gigantisme Edward Burtynsky en tête d’affiche, assisté de Jennifer Baichwal et Nicholas de Pencier pour l’audiovisuel et le 3D.

Du 28 septembre au 6 janvier, ces trois artistes canadiens présenteront des œuvres réalisées ces quatre dernières années.

Musée des beaux-arts de l'Ontario
Edward Burtynsky

Signature humaine

L’exposition Anthropocene entend illustrer, sous plusieurs angles différents, la manière dont les êtres humains laissent une trace de leur passage sur terre.

Ce qu’on nomme anthropocène est l’époque, depuis la Révolution industrielle, où l’humanité commence à transformer son environnement, la planète, de façon importante. L’ère interglaciaire actuelle est nommée holocène. L’anthropocène serait son dernier stade, ou carrément une nouvelle ère.

Edward Burtynsky, Jennifer Baichwal, Nicholas de Pencier
Plusieurs photographies d’Edward Burtynsky

Ces trois artistes ont présenté une large série de photographies, dont certaines aux dimensions impressionnantes. Ces dernières sont accompagnées de petits films permettant de «rendre plus vivantes, de faire ressentir l’atmosphère de certaines situations», précise Edward Burtynsky.

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Cette exposition a pour objectif de révéler l’ampleur et parfois la gravité de cette «signature» humaine sur Terre. Un thème de plus en plus présent dans les débats contemporains sur la préservation de l’environnement.

Edward Burtynsky, Jennifer Baichwal, Nicholas de Pencier
Mine au Nouveau Mexique, 2012

Burtynsky

Edward Burtynsky est un des plus grands noms de la photographie. Il a notamment fait parler de lui avec ses représentations d’immenses paysages industriels aux quatre coins du monde.

«J’étudie ce thème depuis 40 ans. Je cherche toujours à montrer plusieurs exemples de l’intervention humaine sur la planète», nous raconte-t-il. Au fil des années, il a vu son activité évoluer au rythme de la croissance démographique.

Edward Burtynsky, Jennifer Baichwal, Nicholas de Pencier
Mine de cuivre de Chuquicamata au Chili, 2017

«Quand je suis né, nous étions seulement 2,5 milliards sur terre, maintenant nous sommes presque 8 milliards. Ainsi, les exemples à photographier se multiplient», explique-t-il.

Même s’il reconnaît être aussi impliqué dans cette signature laissée par l’Homme, Edward Burtynsky souhaite faire évoluer le système actuel dans une direction plus soutenable.

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Edward Burtynsky, Jennifer Baichwal, Nicholas de Pencier
Barrière de corail du Parc national Komodo en Indonésie, 2017

20 pays visités

Après quatre ans et demi de travail, parcourant le monde entier à travers 20 pays différents, Edward Burtynsky a rassemblé 110 photographies. Parmi celles-ci, de nombreux paysages, aussi différents les uns que les autres, sont représentés.

Diversité

Des décharges de Nairobi (Kenya) aux mines du Chili, en passant par les scieries de Lagos (Nigeria), la diversité des représentations est saisissante. «Chacun peut avoir sa propre interprétation, il n’y a pas un message unique à faire passer», précise Edward Burtynsky.

Edward Burtynsky
Intersection du marché Mushin en réalité virtuelle, Lagos, 2016

Réalité virtuelle augmentée

Cette exposition présente également une nouvelle technologie de réalité virtuelle augmentée. Celle-ci est utilisée pour présenter trois espèces en voie de disparition ou disparue, tel que Sudan, le dernier mâle rhinocéros blanc du Nord.

Rhinocéros blanc du Nord
Rhinocéros blanc du Nord en réalité virtuelle 3D

Avec l’application mobile Avara, chaque visiteur a l’opportunité d’apprécier les représentations 3D de ces espèces sur son téléphone ou sa tablette. De même, pour les photographies exposées en grande dimension, Avara permet de voir le paysage de manière animée en réalité virtuelle ou en vidéo.

Rhinocéros blanc du Nord en réalité virtuelle
Rhinocéros blanc du Nord en réalité virtuelle 3D

Cette innovation est un atout considérable pour Anthropocene, puisqu’elle fait découvrir aux visiteurs l’atmosphère d’une scène généralement figée lors d’un simple cliché.

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