D’un état végétatif à un état de conscience minimale

On a stimulé le cerveau mais on ne l'a pas vraiment réveillé. (Photo: Pixabay.com — CC0 Creative Commons)
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Une personne qui était dans un état végétatif depuis 15 ans aurait été «réveillée», a-t-on pu lire sur différents sites cette semaine. Mais le mot «stimulée» serait plus juste.

Cet homme de 35 ans a en effet réagi à des stimulations visuelles — il pouvait suivre un objet à la trace avec ses yeux. L’expression exacte utilisée par les chercheurs français est plutôt qu’il a atteint un état de «conscience minimale».

Ce qui est très loin d’une prise de conscience au sens traditionnel du terme, ont prévenu à peu près tous les experts interrogés depuis la parution des résultats, le 25 septembre dans la revue Current Biology.

L’expérience avait consisté en une stimulation électrique de son nerf vague — un nerf qui, dans notre crâne, sert à réguler des opérations telles que la digestion et la fréquence cardiaque.

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L’équipe de l’Université de Lyon et des Hospices civils de Lyon y voit un argument pour redéfinir «l’état végétatif» — un état censé être sans espoir de retour après un an. Ça ouvrirait aussi des pistes de recherche pour la stimulation de patients ayant subi de graves accidents cérébraux.

«L’état de conscience minimale» est défini par un patient capable de suivre des yeux un objet, de sourire ou de pleurer, tandis que «l’éveil non-répondant» est défini par un patient dont les seuls mouvements semblent être des réflexes.

Mais la frontière entre les deux a toujours été floue. Et on n’a jamais observé de communication chez un patient dans un état de conscience minimale.

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