Du bénévolat en attendant la reprise économique? Non, merci!

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Recommander aux jeunes diplômés en recherche d’emploi de se tourner vers du travail non rémunéré dans le secteur privé en attendant que l’économie leur soit favorable nuit à la vitalité de la jeunesse et creuse encore plus profondément le fossé économique entre les jeunes issus de milieux défavorisés et nantis.

Voilà comment la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) a réagi à de récents propos du gouverneur de la Banque du Canada, Stephen S. Poloz, à l’effet que les jeunes chômeurs pourraient bonifier leur curriculum vitae à travers le bénévolat en attendant la reprise de l’économie.

«Les jeunes ne restent pas assis dans leur sous-sol à attendre qu’un emploi se présente à eux et les stages non rémunérés ne sont pas une option viable pour plusieurs d’entre eux. Pour certains, ils résultent à s’endetter pour vivre une expérience de travail, alors que pour d’autres avec une jeune famille, par exemple, ils ne permettent tout simplement pas de satisfaire à leurs besoins de base», a déclaré Alec Boudreau, président de la FJCF.

Celui-ci fait remarquer qu’un stagiaire n’a pas la même protection légale qu’un travailleur. «Cette situation peut entraîner toute sorte d’abus qui nuisent au réel épanouissement de la jeunesse canadienne.»

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La FJCF reconnaît «l’importance et la vertu du bénévolat au sein de nos communautés». Toutefois, elle déplore qu’en plus d’être «déconnectés de la réalité des jeunes», les propos du gouverneur de la Banque du Canada «n’offrent pas de réelle solution au chômage chez les jeunes ou l’occupation d’emplois pour lesquels ils sont surqualifiés».

«La FJCF croit fermement qu’il faut offrir des occasions de développement professionnel à la jeunesse canadienne qui soient accessibles à tous et enrichissantes.»

L’employabilité des jeunes francophones est un axe au cœur de la planification stratégique de la FJCF. Par l’entremise de programmes et d’initiatives, la FJCF souhaite multiplier les occasions pour les jeunes Canadiens d’expression française de développer leur potentiel au sein d’emplois rémunérés et gratifiants.

Le programme Jeunesse Canada au travail (JCT), auquel participe la FJCF et qui offre en moyenne à 700 jeunes chaque année de vivre une expérience de travail dans l’une des deux langues officielles, s’inscrit dans cette optique, de même que le programme Traduca qui a permis à 342 jeunes d’acquérir de l’expérience en traduction. Le programme Traduca a toutefois cessé par manque de financement.
La FJCF est un organisme national composé de onze membres associatifs jeunesse de neuf provinces et deux territoires, dont la FESFO en Ontario.

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